Dans Ouest France aujourd'hui :
http://www.ouest-france.fr/ofinfosgene.asp?idDOC=280325&idCLA=3636Selon son président, Yves Nicolin, elle sera opérationnelle en avril
L'agence qui facilitera l'adoption à l'étranger
La loi sur l'adoption, votée en juillet, prévoyait la création d'une
agence de l'adoption. Elle vient de voir le jour. Le
député de Roanne, Yves Nicolin (UMP), qui a porté cette réforme, en est le
président. Elle devrait, selon lui, permettre d'accroître
sensiblement le nombre d'adoptions internationales.
À quoi va servir l'Agence française de l'adoption (Afa) ?
Elle va offrir une troisième voie aux candidats à l'adoption
internationale. Aujourd'hui, il y a ceux qui confient leur
dossier à un organisme agréé (OAA) et ceux - les deux tiers - qui ont une
démarche individuelle. L'agence pourra être le relais des
candidats dans les pays d'origine.
Comment va-t-elle fonctionner ?
Elle aura un correspondant dans chaque département qui informera les
candidats sur les différents pays, qui les aidera à
monter leurs dossiers avant de les transmettre à l'agence à Paris. Ils seront
ensuite transmis aux autorités du pays choisi.
L'agence aura des représentants dans ces pays, au contact des orphelinats. Elle
fonctionnera comme n'importe quel OAA, avec, en
plus, la caution morale d'un organisme d'État.
Vous travaillerez avec les 75 pays ouverts à l'adoption internationale ?
Nous allons nous concentrer sur les pays où il y a le plus d'enfants
adoptables et où les OAA ne sont pas suffisamment
nombreux. Nous en avons retenu six pour commencer : la Russie, la Chine, le
Vietnam, Haïti, le Cambodge et Madagascar.
Quand vous aviez lancé l'idée de cette agence, vous estimiez ses besoins à
20 millions d'euros par an. Finalement, son budget
n'est que de 4 millions. Est-ce que cela va suffir ?
Nous avions placé la barre haut... Quatre millions pour la première année,
ça nous permet de fonctionner. L'agence ne sera
opérationnelle qu'en avril. Il faudra sans doute dix-huit mois pour prendre la
vitesse de croisière. Le budget devrait doubler
l'année prochaine.
25 000 foyers qui ont un agrément sont en attente d'un enfant. Comment
l'Agence va-t-elle faire pour accélérer les choses ?
Les OAA n'arrivent pas à prendre toutes les demandes. Dans les démarches
individuelles, on voit parfois des dossiers qui
traînent en longueur : les candidats se voient réclamer des papiers qui
n'étaient pas prévus, on les fait attendre pour diverses
raisons... Il sera plus difficile de les faire poireauter s'ils sont envoyés par
l'agence. Les autorités locales devront rendre des
comptes.
L'agence sera-t-elle chargée de sélectionner les orphelinats et d'écarter
ceux qui ont des pratiques douteuses ?
Il faudra bien, si on veut pouvoir garantir des procédures irréprochables.
Mais je ne sais pas encore de quelle façon nous
pratiquerons.
Jouera-t-elle un rôle dans les transactions financières entre les parents
adoptants et les orphelinats ?
Je ne pense pas qu'elle servira d'intermédiaire. Mais elle dira aux
parents : ici, ça coûte tant. Nous voulons mettre en place
une grille de coûts qui soit transparente et qui ne soit pas sujette à des
variations selon le moment, le candidat...