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 Tsunami et changement climatique au menu d'une réunion ...

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MessageSujet: Tsunami et changement climatique au menu d'une réunion ...   Lun 21 Fév - 10:51


lundi 21 février 2005, 8h39
Tsunami et changement climatique au menu d'une réunion de l'Onu à Nairobi

NAIROBI (AFP) - Le raz-de-marée ayant dévasté l'Asie fin décembre, le développement et le réchauffement climatique sont les principaux thèmes à l'agenda d'une réunion du Programme de l'Onu pour l'Environnement (PNUE) du 21 au 25 février à Nairobi.
Plus de 100 ministres de l'Environnement et de l'Economie venus du monde entier sont attendus dans la capitale kényane lors de la réunion annuelle du Conseil d'administration du PNUE et d'un forum ministériel. Le siège du PNUE est à Nairobi.

Lors des travaux, cette agence de l'Onu publiera un rapport sur les meilleures pratiques en matière environnementale pour faire face à des catastrophes comme le tsunami qui a fait près de 290.000 morts le 26 décembre.
"Si vous avez un environnement naturel stable, des barrières de corail, des mangroves, des fonds de mer en bonne santé et des côtes avec de la végétation, cela peut prévenir de telles catastrophes, a indiqué vendredi à l'AFP le porte-parole du PNUE Nick Nuttal.

Les participants se pencheront également sur les piètres performances des pays africains et de certains pays asiatiques concernant les "objectifs du Millenaire" définis il y a cinq ans par la communauté internationale et dont l'ambition est de réduire de moitié la pauvreté dans le monde d'ici à 2015.

Selon le rapport 2004 du PNUE, les meilleurs résultats sont enregistrés en Afrique du Nord.

La réunion du PNUE sera également l'occasion de faire le point sur les efforts en cours pour éradiquer la pauvreté et la famine, l'égalité entre hommes et femmes et les changements climatiques. "Nous parlerons du tsunami et de la manière d'intégrer les questions environnementales dans le processus de reconstruction", a indiqué lors d'une conférence de presse le responsable du PNUE Klaus Toepfer.

Mercredi, à l'occasion de l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, il avait déjà averti que l'Afrique, continent le plus pauvre du monde, risquait d'être la plus grande victime d'une évolution "hors contrôle" de la planète en raison du changement climatique.

Des chercheurs, qui pronostiquaient un réchauffement de 5,8 degrés centigrades d'ici l'an 2100 en l'absence d'action efficace, envisagent maintenant qu'il puisse atteindre 11 degrés vers la moitié du XXIème siècle, avait-il expliqué.

"Il est de plus en plus évident que sans un environnement sain et stable, un développement économique et social durable ainsi que l'éradication de la pauvreté et de la famine ne seront pas possibles", a-t-il insisté vendredi.

De son côté, la France a plaidé à nouveau jeudi pour la transformation du PNUE en une agence autonome de l'ONU, dotée de pouvoirs et de moyens financiers renforcés.

"Il me semble surprenant que l'environnement soit privé de représentation institutionnelle alors que la santé, avec l'Organisation mondiale de la Santé, la culture avec l'Unesco, le commerce avec l'OMC (Organisation mondiale du commerce) et même la propriété intellectuelle, avec l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) en bénéficient", a déclaré le ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier, qui sera à Nairobi la semaine prochaine.

Une Organisation des Nations unies pour l'environnement (ONUE) serait, tout comme ces agences de l'ONU, une institution autonome, financée par des contributions obligatoires des Etats, ont rappelé les services du ministre.

L'actuel PNUE, en regard, n'a qu'un maigre budget (65 millions de dollars/ par an), alimenté uniquement par des contributions volontaires.

Selon des sources diplomatiques, l'initiative de Paris est appuyée notamment par le Canada, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Afrique du Sud et le Sénégal.
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MessageSujet: Re: Tsunami et changement climatique au menu d'une réunion ...   Lun 21 Fév - 17:29


lundi 21 février 2005, 14h58
Appels à protéger la Terre lors d'une conférence de l'Onu sur l'environnement

NAIROBI (AFP) - Des responsables onusiens et gouvernementaux ont appelé à protéger la planète, lundi à Nairobi, au premier jour d'une réunion annuelle du Programme de l'Onu pour l'environnement (PNUE) à laquelle participent plus de 1.000 délégués du monde entier.
"L'environnement n'est pas un luxe", a déclaré le chef du PNUE, Klaus Toepfer, à l'ouverture de cette réunion qui doit durer jusqu'à vendredi au siège de l'agence de l'Onu pour l'environnement.
La nature "est une police d'assurance importante sur le plan économique que nous ignorons à notre péril", a-t-il ajouté.

La 23ème réunion annuelle du conseil d'administration du PNUE, organisée parallèlement à un forum ministériel sur l'environnement, se tient moins d'une semaine après l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, qui vise à réduire l'émission de gaz à l'origine du réchauffement de la planète.

Elle est aussi organisée alors que les pays de l'océan Indien touchés par le tsunami du 26 décembre qui a fait quelque 290.000 morts tentent de panser les plaies de cette catastrophe.

Ces deux thèmes figurent en tête de l'agenda de la réunion du PNUE qui doit notamment déboucher sur un rapport sur les meilleures pratiques en matière d'environnement pour faire face à des catastrophes comme les tsunamis.

Le raz-de-marée du 26 décembre est "un événement choquant, aux dimensions bibliques", a estimé M. Toepfer qui a appelé le monde à adopter les politiques nécessaires pour atténuer les impacts de telles catastrophes.

Le rapport qui sera adopté cette semaine insistera sur la nécessité d'avoir "un environnement naturel stable, des barrières de corail, des mangroves, des fonds de mer en bonne santé et des côtes avec de la végétation", selon le porte-parole du PNUE, Nick Nuttal.

Les délégués de la réunion, dont quelque 70 ministres de l'Environnement et des Finances, se pencheront aussi sur le lien entre écologie, développement durable et éradication de la pauvreté.

"La protection de l'environnement n'est plus une question de choix", a déclaré le président kényan Mwai Kibaki lors de la cérémonie d'ouverture. "La survie de l'humanité dépend des décisions et des actions que nous adoptons aujourd'hui", a-t-il ajouté.

M. Kibaki, qui a qualifié l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, le 16 février, de "pas historique pour l'humanité", a appelé à une adhésion universelle de ce protocole dans "l'intérêt d'un développement durable de cette planète".

Les Etats-Unis, un des premiers pays pollueurs au monde, ont refusé de signer à ce protocole. Tous les pays en développement, dont la Chine et l'Inde, sont exonérés des réductions d'émissions de gaz à effet de serre prévues par l'accord.

A l'ordre du jour de la réunion du PNUE figureront aussi les piètres performances de l'Afrique sub-saharienne pour remplir les objectifs du Millénaire, définis par l'Onu et dont l'ambition est de réduire de moitié la pauvreté dans le monde d'ici à 2015.

Selon le rapport annuel du PNUE en 2004, l'Afrique du Nord et des pays asiatiques - dont la Chine, l'Inde et la Thaïlande - ont rempli les objectifs ou sont en bonne voie pour les remplir.

A l'inverse, "tous les indicateurs pointent dans la mauvaise direction" en Afrique sub-saharienne, selon le rapport annuel du PNUE.

"L'environnement est le fil d'or, le ruban rouge, qui parcourt de long en large les objectifs du Millénaire", a déclaré M. Toepfer, estimant que la pauvreté est "l'élément le plus toxique dans le monde".

"Les services environnementaux de la planète, son capital naturel sont aussi importants pour vaincre la pauvreté que le capital humain et financier du monde", a-t-il estimé.
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MessageSujet: Re: Tsunami et changement climatique au menu d'une réunion ...   Mar 22 Fév - 19:04


mardi 22 février 2005, 16h43
Tsunami: les pays touchés doivent construire des barrières naturelles



NAIROBI (AFP) - Les pays frappés le 26 décembre par le tsunami devraient mettre en place des barrières naturelles le long de leurs côtes et reconstruire dans des zones moins exposées à ce type de catastrophes, selon un rapport du Programme de l'Onu pour l'environnement (PNUE) rendu public mardi.
La plantation d'arbres, essentiellement de la mangrove, le long de côtes dénudées, peut atténuer les conséquences de catastrophes naturelles comme le tsunami du 26 décembre qui a fait quelque 290.000 morts dans les pays de l'océan Indien, selon le rapport.
"La priorité devrait être donnée au développement de la forêt près de la côte puisque les arbres aident à absorber l'énergie des tsunamis, préviennent l'érosion de la côte due à l'élévation du niveau de la mer, permettent de créer des emplois et de répondre aux objectifs de la reforestation", selon le rapport.

Ce document, intitulé "Après le tsunami, rapide évaluation environnementale", a été rendu public lors de la 23ème réunion annuelle du conseil d'administration du PNUE, qui se tient cette semaine à Nairobi.

Selon le PNUE, la reconstruction post-tsunami pourrait coûter jusqu'à 10 milliards de dollars (7,7 milliards d'euros) et durer une décennie.

Les pays touchés par le tsunami devraient tirer les leçons de cette catastrophe, notamment les conséquences sur les marécages de mangroves et la destruction des bancs de corail qui protègent les côtes, selon le rapport.

"En Indonésie, des personnes qui ont été tuées avaient construit des maisons où il y avait à l'origine la mangrove", a déclaré à la presse à Nairobi le ministre indonésien de l'Environnement, Rachmand Witoelar, dont le pays a été le plus touché par le tsunami du 26 décembre.

"Nous allons nous assurer que nous replanterons de la mangrove dans son environnement naturel", a-t-il ajouté.

Dans plusieurs régions de l'Asie du sud-est, les mangroves ont été systématiquement détruites pour construire des infrastructures touristiques et laisser de la place à des entreprises de pêches à la crevette.

Le PNUE conseille aussi que les pays établissent des règles de construction strictes sur les côtes.

"Les constructions doivent être faites dans des régions moins vulnérables et selon des normes qui les protégeront, ainsi que leurs habitants, dans le cas de tsunamis", a déclaré à la presse le chef du PNUE, Klaus Toepfer.

"Cela est valable pour les tsunamis, mais aussi pour les inondations, les ouragans et d'autres événements météorologiques extrêmes", a-t-il ajouté.

Selon le rapport du PNUE, le Sri Lanka, le deuxième pays le plus touché par le tsunami du 26 décembre, a déjà décidé de mettre en place une zone non-constructible. Cette zone s'étend sur une bande d'environ 200 mètres de large, et le long de l'océan.

L'industrie touristique, qui est une source de revenus essentielle pour de nombreux pays touchés par le tsunami, devrait montrer l'exemple en construisant dans des zones moins exposées aux raz-de-marée, selon le PNUE.

En plus des pertes humaines et des destructions matérielles provoquées par le tsunami, cette catastrophe a rejeté dans l'éco-système de nombreux débris et substances toxiques.

Dans la province indonésienne la plus touchée, celle de Banda Aceh, entre 7 et 10 millions de mètres cube de déchets ont ainsi été générées par le tsunami, selon le PNUE.
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