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 Les pays d'Asie sont déjà mieux préparés aux tsunamis

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MessageSujet: Les pays d'Asie sont déjà mieux préparés aux tsunamis   Mar 29 Mar - 16:09



La ville de Gunungsitoli, sur l'île indonésienne de Nias. Marqués par le tsunami du 26 décembre, les gouvernements des pays de l'océan indien ont été prompts cette fois à réagir au séisme de lundi soir et à la menace, non avérée, d'une nouvelle vague sismique. /Photo prise le 29 mars 2005/REUTERS/Tarmizy Harva

mardi 29 mars 2005, 14h24
Les pays d'Asie sont déjà mieux préparés aux tsunamis


KUALA LUMPUR (Reuters) - Marqués par le tsunami du 26 décembre, les gouvernements des pays de l'océan indien ont été prompts cette fois à réagir au séisme de lundi soir et à la menace, non avérée, d'une nouvelle vague sismique.

Contrairement à ce qui s'est produit il y a trois mois, quand ces pays n'appartenaient pas à un nouveau réseau de surveillance des tsunamis, l'existence de cette menace a été immédiatement relayée par le Centre d'alerte des tsunamis du Pacifique.

"Nous sommes satisfaits de la vigilance dont tout le monde a fait preuve, tous les pays, toutes les agences", a déclaré Mihir Bhatt, de l'Institut de gestion des catastrophes d'Ahmedabad.

Sur l'ensemble du littoral de l'océan Indien, policiers, soldats, moines, pêcheurs et autres ont utilisé des porte-voix, des téléphones, des radios, et tout autre moyen de communication, comme les cloches des temples, pour alerter du risque de raz-de-marée après le séisme d'une magnitude de 8,7 qui s'est produit au large de Sumatra.

Fort heureusement, les vagues sismiques qui avaient fait 300.000 morts ou disparus le 26 décembre ne se sont cette fois pas formées.

"MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR"

On a bien fait état de quelques scènes de panique au sein de populations toujours traumatisées par l'une des plus graves catastrophes naturelles de l'histoire récente. Mais dans l'ensemble, la réaction a été efficace.

"Mieux vaut prévenir que guérir", a résumé Andrew Hewett, un voyagiste de l'île thaïlandaise de Ko Phi Phi.

A Banda Aceh, capitale de la province indonésienne la plus touchée par le tsunami du 26 décembre, les gens sont sortis dans les rues.

"Nous sommes descendus dans les rues et certains ont commencé à paniquer. Certains criaient que l'eau allait revenir", a dit Yudisia Arafah, un fonctionnaire de 23 ans.

Partout ailleurs, les mêmes scènes d'évacuation dans la précipitation vers les zones plus élevées.

Au Sri Lanka, des sirènes ont retenti sur la côte est deux heures après le séisme, tandis que des véhicules de police parcouraient le littoral en exhortant à l'aide de mégaphones les populations locales à gagner l'intérieur des terres.

En Inde, les autorités comme les populations ont semblé mieux préparées, plus au fait des procédures à suivre face à ce genre d'urgence. Cela s'est notamment traduit par une rapide mobilisation des secours et des forces de police dans les zones vulnérables.

"HABITUES PAR LES RUMEURS"

J. Radhakrishnan, un responsable de Tamil Nadu, où plus de 6.000 personnes ont péri à la suite du tsunami de décembre, a affirmé que personne n'avait paniqué.

"Les gens sont tellement habitués aux manoeuvres d'évacuation à cause des rumeurs perpétuelles de tsunamis. Il a donc été facile d'évacuer les zones dangereuses."

En Malaisie, pays qui s'était montré terriblement mal préparé en décembre, l'alerte au tsunami a été lancée en moins d'une heure. Des policiers ont fait du porte-à-porte pour donner l'alerte tandis que les pêcheurs s'affairaient à consolider les amarres des bateaux et que les hôtels mobilisaient leur personnel pour organiser l'évacuation des clients.

Cette fois, plus d'un millier de personnes ont fui leurs maisons le long de la côte de l'Etat de Kedah et sur l'île de Penang. Le 26 décembre, les touristes étaient restés sur la plage pour observer le surprenant spectacle de la montée des eaux.

En Thaïlande, où 5.400 personnes ont péri en décembre, les responsables ont utilisé tous les moyens d'alerte possibles, des téléphones aux mégaphones, car le système d'alerte contre les tsunamis n'est pas encore en place.

"Le réseau de téléphonie mobile est devenu complètement saturé", expliquait sur Bangkok Radio Udomsak Asawarangkura, gouverneur de la très touristique île de Phuket.

"Finalement, le canal d'alerte le plus efficace d'est avéré être la radio locale C-Band. Je m'y suis exprimé. Mon adjoint est passé à la télévision pour avertir les gens."
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MessageSujet: Re: Les pays d'Asie sont déjà mieux préparés aux tsunamis   Mer 30 Mar - 8:56


Le pôle d’alerte au creux de la vague

Sans moyens supplémentaires, la crise a été mieux gérée qu’au mois de décembre. L’information sur le violent séisme et sur la possibilité de formation d’un tsunami a été diffusée rapidement et très largement dans tous les pays de la zone, laissant le temps à une grande partie des populations locales d’évacuer les zones littorales.

[30 mars 2005]

Et cela, alors même que la zone n’est toujours pas dotée d’un système d’alerte au tsunami comme c’est le cas dans le Pacifique. Dans l’océan Indien, il devrait voir le jour en 2006, comme s’y était engagée l’ONU après le tsunami du 26 décembre. En visite à la Réunion deux semaines après la catastrophe, le ministre de la Coopération, Xavier Darcos, avait annoncé que l’île pourrait accueillir ce pôle d’alerte pour les catastrophes naturelles dans l’océan Indien, sur le modèle du centre d’alerte aux tsunamis qui existe dans le Pacifique. L’idée est-elle retombée aussi vite qu’elle a été lancée par le ministre de la Coopération ? Le projet n’est pas enterré, mais dans sa précipitation, M. Darcos avait sans doute vu un peu grand, et omis que la France n’était pas le seul État capable de mettre en place ce système d’alerte. Au début du mois de mars, au cours d’une réunion d’experts organisée par l’Unesco sur cette question, il a revu ses ambitions à la baisse et évoqué un “sous-pôle régional” d’alerte à la Réunion, limité à la zone sud-ouest de l’océan Indien et pour anticiper les menaces sur la côte orientale du continent africain.

Huit autres pays proposent leurs services

Avec les moyens scientifiques et techniques dont elle dispose, la Réunion serait un donc l’un des maillons de la chaîne, et non la colonne vertébrale d’une chaîne d’alerte globale comme l’envisageait au départ la communauté internationale. Outre la France, huit pays ont fait des propositions pour héberger ce centre, notamment l’Allemagne, l’Australie, la Chine, les États-Unis, l’Inde, l’Indonésie, le Japon et la Thaïlande. Devant les difficultés à s’entendre sur un projet central, et pour éviter de s’embourber dans les susceptibilités liées au choix du pays hôte, certains États ont décidé de lancer eux-mêmes leur propre centre d’alerte. Ainsi, l’Inde va établir son propre système d’ici 2007, pour un coût de 20 millions d’euros, et la Thaïlande, qui souhaitait voir le centre d’alerte basé à Bangkok bâtira égalent son propre centre. L’Indonésie va faire appel à une technologie allemande pour créer son propre système d’alerte. Ce sont donc les initiatives locales qui semblent prendre le pas sur une initiative régionale concertée telle que le souhaitait l’ONU, qui verra toutefois le jour d’ici l’année prochaine. En attendant, ce sont les États-Unis et le Japon, qui disposent de la plus grande expérience dans ce domaine, qui émettront des bulletins d’alerte à destinations des pays de l’océan Indien en cas de séismes.

B.W.

- Tsunami, la nouvelle peur de notre monde Tsunami ! Le mot était totalement inconnu de la majorité des hommes il y a trois mois. Seuls quelques initiés, d’éminents spécialistes savaient ce qu’était le phénomène, et connaissaient les désastres que pouvait faire l’énorme vague. Depuis le 26 décembre dernier, tsunami est entré dans le vocabulaire de tous, par la plus grande porte, une baie béante de plus de 280 000 morts. Dans l’imaginaire populaire, il a rejoint la bête du Gévaudan et tous les monstres qui dévorent les enfants, le Vésuve de Pompeï et les volcans qui sèment la mort sur le passage de leur lave, les tremblements de terre de Turquie où d’ailleurs qui détruisent où engloutissent, les cyclones qui balayent et emportent au loin. Le tsunami est devenu synonyme de terreur et de deuil. Chacun, d’un bout à l’autre de l’océan Indien en est intimement convaincu. Mais il n’est pas que le bon peuple qui en ait découvert la peur. Les politiques, ceux qui gèrent et qui assurent la sécurité en sont devenus “dépendants” comme d’une nouvelle drogue. Dans leurs plans de “sécurité publique”, ils l’ont installé sur un piédestal. Eux aussi véhiculent l’image de cette vague haute comme un immeuble de sept étages filmée par des amateurs victimes potentielles. Au nom du risque zéro ou presque, ils ont monté des plans d’alerte qui envahissent en bandeau les téléviseurs les soirs de fêtes. Ils ont instauré un rapport intime entre le mal et ses proies. Et fait de tsunami la nouvelle peur de notre monde.

C.C

- UN SYSTÈME D’ALERTE pour l’océan indien Seconde rencontre prévue à Maurice du 14 au 16 avril Aucun lien de cause à effet entre le séisme au large de l’Indonésie et la réunion de la coordination internationale pour la mise en place d’un système d’alerte aux tsunamis. Elle était prévue de longue date du 14 au 16 avril prochain à Maurice. Deux cent cinquante délégués sont attendus dans l’île Sœur avec un invité vedette, l’ex président américain Bill Clinton. Du 14 au 16 avril prochain, 250 délégués représentant 27 États membres de la Commission océanographique intergouvernementale de l’océan Indien se retrouveront à Grand-Baie dans l’île Sœur. Ils participeront à la seconde réunion internationale du comité pour la coordination du dispositif d’alerte contre les tsunamis dans l’océan Indien. Une rencontre prévue de longue mais qui prend un relief particulier après le séisme au large de l’Indonésie dimanche. L’ancien président des États-Unis, Bill Clinton, pourrait faire le déplacement. “Maurice n’envisage pas de se porter candidate pour abriter le centre de coordination régionale, indique dans les colonnes de L’Express le ministre mauricien de l’Environnement. Plusieurs pays riverains de l’océan Indien, notamment l’Inde, la France par le truchement de la Réunion et la Thaïlande ont déjà signifié leur intérêt. Les événements climatiques de la semaine écoulée viennent faire la démonstration de la vulnérabilité des petits états insulaires. Les répercussions climatiques ne font pas de distinction entre riches et pauvres. Après la conférence internationale des petits états insulaires en janvier, la communauté internationale et le système des Nations Unies font confiance à la capacité de Maurice pour accueillir une conférence aussi importante. “
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MessageSujet: Re: Les pays d'Asie sont déjà mieux préparés aux tsunamis   Mer 30 Mar - 12:15


Nouveau choc pour les rescapés du tsunami

Asie du Sud-Est. Trois mois après le séisme dévastateur du 26 décembre qui fit plus de 270000 morts, la terre a de nouveau tremblé, sans provoquer de raz de marée. Un bilan provisoire fait état d’au moins 400 morts sur deux îles indonésiennes.

8,7 degrés sur l’échelle de Richter. Trois mois après le séisme dévastateur (9,2 de magnitude) du 26 décembre qui fit plus de 270 000 morts, un nouveau puissant tremblement de terre a secoué cette région endeuillée sans provoquer cette fois-ci de tsunami. Le choc s’est produit dans la nuit de lundi à mardi à 200 kilomètres de Sumatra (Indonésie). Le séisme est « l’un des quatre ou cinq plus puissants séismes de ces cent dernières années », a indiqué un sismologue de l’Agence géologique américaine (USGS).

des Scènes de panique

Selon un dernier bilan provisoire, au moins 430 personnes ont péri : 340 sur l’île indonésienne de Nias et 100 sur celle Simeulue, frappée par une vague de trois mètres. Au moins 80 % des immeubles de la ville principale de Nias auraient été détruits. À Simeulue, le port a été gravement endommagé tandis que dans la ville de Sinabang, l’aéroport et l’hôpital principal ont été touchés. La Croix-Rouge indonésienne a réussi à acheminer rapidement une aide à Nias et Simeulue. Cinq hélicoptères militaires indonésiens ont par ailleurs été envoyés vers la première île. Le Japon s’est dit prêt à déployer des troupes et des équipes humanitaires si l’Indonésie en fait la demande.

Le bilan pourrait être plus lourd. Le vice-président indonésien Yusuf Kalla a estimé qu’« il y avait peut-être un ou deux milliers de morts » à Nias.La France a signalé la disparition de trois de ses ressortissants et la Suède de deux des siens sur cette île fréquentée par les amateurs de surf. Suivi de deux répliques de magnitude de 5,7 et 5,8, ce séisme a donné lieu à des alertes au tsunami dans plusieurs pays de l’océan Indien. Mais les vagues n’ayant pas eu, cette fois, l’ampleur de celles du 26 décembre, les alertes ont été rapidement levées.

Pendant quelques heures, la crainte d’un nouveau tsunami a provoqué de véritables scènes de panique en Indonésie, pays le plus touché en décembre avec 220 000 morts, mais aussi au Sri Lanka, en Inde et en Thaïlande. Cette supposée réplique (les scientifiques ne sont pas encore sûrs du lien avec le séisme du 26 décembre) a mis en évidence l’extrême vulnérabilité psychologique d’une population toujours en état de choc. Selon des psychologues, le séisme d’hier constitue un nouveau traumatisme.« Les effets psychologiques seront extrêmement graves. Pour les gens qui ont déjà perdu leur famille, leur toit, leurs biens et moyens de subsistance, cela va augmenter leur désespoir », a déclaré à l’AFP, Harry Minas, directeur du Centre pour la santé mentale internationale de Melbourne. « Trois mois après, beaucoup de gens sont encore portés disparus, et les rescapés avaient le sentiment de ne pas encore avoir surmonté l’épreuve », a-t-il ajouté pour expliquer ces scènes de panique.

L’alerte a fonctionné

Plusieurs responsables se sont félicités de la réactivité des pays touchés par ce séisme. « Le système a bien mieux marché cette fois-ci. Nous avions non seulement une surveillance et une information donnée aux pays, mais nous avons également vu les gouvernements avertir directement les autorités locales », a commenté Jan Egeland, secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations humanitaires. Le premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra, a déclaré que, « bien que notre système d’alerte ne soit pas encore en place, nous avons réussi à alerter les gens assez rapidement pour qu’ils puissent se mettre à l’abri ». Mais des médias et des députés sri-lankais se sont plaints d’avoir manqué d’informations lors de l’alerte au tsunami. Ils ont demandé la création d’un organe centralisé habilité à rendre publiques les alertes lors des catastrophes naturelles.

Dès hier matin, comme si de rien n’était, les touristes en vacances en Thaïlande sur l’île de Phuket, qui a payé un lourd tribut lors du tsunami du 26 décembre, avaient regagné les plages de sable blanc.

Damien Roustel
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