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 L'initiative privée secourt la Thaïlande

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Thaïlande - Cambodge
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Nombre de messages : 5571
Date d'inscription : 08/08/2004

MessageSujet: L'initiative privée secourt la Thaïlande   Lun 11 Avr - 18:35



La FAO (Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation), l'une des rares structures internationales à intervenir, distribue des filets de pêche et des nasses
L'initiative privée secourt la Thaïlande
Alors que le royaume a officiellement refusé l'aide internationale après le tsunami, associations et initiatives privées thaïlandaises et étrangères reconstruisent les zones dévastées, sans réelle coordination mais avec efficacité.(12/04/2005)

A Phuket, paradis touristique aujourd'hui sinistré, aucune instance officielle du gouvernement thaïlandais ou de pays étrangers ne peut communiquer la liste des ONG qui oeuvrent à la reconstruction de la côte sud-ouest. "Il n'y a aucune ONG internationale ici. Le pays n'en avait pas réellement besoin", prévient-on au consulat de France, installé dans l'un des hôtels de luxe de Phuket Town. "Mais si vous allez sur la côte ou dans les îles, vous serez surpris de constater la multitude de petites associations et initiatives privées qui ont fleuri spontanément." En effet.

En longeant la côte sur plus de 300 km, de Phuket à Ranong, où les cocoteraies ont cédé la place à un paysage lunaire, où les grues ramassent encore les débris, où subsiste parfois l'enseigne d'un cyber-café ou d'un centre de plongée... rien n'indique la présence d'une ONG internationale, qu'il s'agisse de camps de réfugiés, de la reconstruction de maisons ou de la réparation de bateaux de pêche. En revanche, vous ne cessez de voir des étrangers, hommes et femmes, japonais, allemands, suédois, américains, australiens... un casque sur la tête, une pioche à la main, transportant du ciment dans une brouette, aidant à poser les pierres des futurs logements, creusant le sol pour y reconstruire les évacuations d'eau.

"Tout le paradoxe de la Thaïlande est d'avoir officiellement refusé l'aide internationale tout en acceptant la présence de l'aide étrangère", souligne Paolo Massimo, de Terre des hommes, ONG présente depuis 2001 et oeuvrant dans le secteur de la pêche. L'une des rares à participer à la relance de l'activité des pêcheurs, fournissant les filets, le bois pour la reconstruction des bateaux, et construisant des nurseries dans les camps de réfugiés où vivent une majorité de pêcheurs.

Du "bricolage" sans coordination
Si les grandes ONG internationales sont absentes, des organisations de taille nationale venues de Malaisie, du Japon, d'Europe... s'associent aux forces et aux structures locales. "Chaque ONG a voulu planter son drapeau et marquer sa présence après le tsunami mais sans concertation. Parfois, cela donne lieu à du bricolage car il n'y a pas de coordination", regrette Paolo. "Chacun envoie ou fait quelque chose par-ci, par-là." Dans un camp de réfugiés de Khao Lak, quatre ONG ont construit différents ensembles de maisons précaires. Dont un, de baraquements de tôle sans ouverture. "Ces constructions sont inutiles. Comment voulez -vous vivre dans de la tôle avec cette chaleur ! Ils auraient mieux fait d'investir l'argent dans l'achat de matériel de bateau !" se plaint un pêcheur du camp. "Pour leur image, les ONG privilégient ce qui est immédiatement visible", estime Paolo. "Résultat, elles sont en surnombre dans le relogement alors que les pêcheurs ont besoin de moteurs et de matériel de pêche". De son côté, le gouvernement thaïlandais a donné à ces principales victimes du tsunami, à peine la moitié de l'aide nécessaire. Et sous forme d'argent que les familles ont dépensé en quelques jours pour les besoins de première nécessité (nourriture, enfants...). Rien n'a pu être économisé pour la pêche proprement dite. "En attendant d'avoir un bateau et d'aller pêcher, il faut bien faire vivre la famille !" s'exclame encore ce réfugié, avouant ne pas compter sur le gouvernement pour retrouver sa situation !

Les touristes à la rescousse
A Ko Phi Phi, l' une des îles les plus touristiques, pas moins de 200 étrangers aident à la reconstruction. Autant de personnes qui en temps normal viennent y passer des vacances. "Cela fait trois ans que je viens à Ko Phi Phi et quand j'ai vu le no man's land que c'était devenu, j'ai pris un avion et suis venue aider la population à reconstruire son île", témoigne Christa, une Australienne de 32 ans. "Tous les amoureux de Ko Phi Phi sont venus aider car ils ont envie que la vie reprenne. Nous aimons tous cette île et faisons notre maximum pour bientôt y refaire de la plongée et la fête !", poursuit-elle, dégoulinant de sueur à force de charger et décharger des brouettes de débris sous une chaleur torride. Mais peu importe la pause-déjeuner ou le soleil. Ici, rares sont les touristes car il n'y a plus une plage où aller !

Pourtant, de nombreux étrangers débarquent chaque jour des ferries et déambulent dans la rue principale, où des banderoles affichant "Tsunami disaster. Need Volun teers" se succèdent tous les mètres ! Quelques échoppes, vite réaménagées, sont devenues le siège d'associations privées, comme Hi Phi Phi (Help International Phi Phi) et Phi Phi relève-toi, créée par un français résidant sur l'île depuis plusieurs années. "Nous avons monté un chantier de réparation de bateaux, nous aidons à réparer les filets récupérables et participons à la reconstruction des maisons", résume Viviane, une touriste française qui était en Thaïlande au moment du tsunami.

Où que ce soit dans l'île, filles et garçons aident à la reconstruction. En échange de leurs services, ces volontaires sont logés à un prix symbolique et nourris gracieusement par des cuisiniers eux aussi bénévoles qui servent les repas sous des tentes spécialement aménagées. A 18 heures, cette dure journée s'arrête et se clôt par la réunion quotidienne à 19 heures, au Bar Carlito's, l'un des plus branchés de Ko Phi Phi ! Cette aide totalement privée et spontanée est d'une efficacité redoutable. "L'île change de jour en jour !" s'enthousiasme Mike, un Américain. "C'est méconnaissable avec ce que c'était la semaine dernière." Même la population affiche son espoir. Comme Vitharon, gérant d'une boutique de maillots de bains. "Pour être sincère, je ne m'en fais pas trop car l'île compte tellem ent d'adeptes qui font tout pour que, le tourisme redémarre que d'ici à la fin de l'année, nous aurons repris une vie normale."

Textes et photo Pauline Garaude
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