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 Trafic: la Thaïlande sort ses griffes

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MessageSujet: Trafic: la Thaïlande sort ses griffes   Trafic: la Thaïlande sort ses griffes EmptyMer 28 Sep - 8:22

Trafic: la Thaïlande sort ses griffes Logo_libe


Espèces exotiques. Le projet d'une Interpol réunissant les pays d'Asie du Sud-Est est lancé.
Trafic: la Thaïlande sort ses griffes

Par Solenn HONORINE

mercredi 28 septembre 2005 (Liberation - 06:00)
Bangkok correspondance

mai 2004 : la police thaïlandaise intercepte un véhicule de trafiquants d'animaux sauvages. A son bord, un tigre. Mort et coupé en deux. Pourquoi endommager de la sorte une peau, payée 60 à 100 dollars au tueur de l'animal, mais dont le prix de vente peut atteindre, au final, jusqu'à 15 000 dollars ? La réponse est arrivée de Chine, d'où ces félins ont disparu depuis plusieurs décennies ; cet été, des associations de défense de la nature ont rapporté des photos, prises lors de cérémonies traditionnelles au Sichuan et au Tibet. Les participants étaient revêtus de costumes cousus à partir de morceaux de peau de tigre.

Remèdes. La population mondiale de tigres sauvages a chuté de 95 % en un siècle ; aujourd'hui, on en recense moins de 7 000 dans les forêts d'Inde, d'Indonésie, de Thaïlande, de Birmanie et de Russie. Première responsable, la déforestation mais aussi ­ et surtout depuis ces vingt dernières années ­ le trafic de peau, os et viande de tigre. Direction : la Chine, où les extraits de tigre, supposés avoir des vertus aphrodisiaques, sont utilisés comme remèdes contre les rhumatismes ou l'arthrose. «Vous en trouverez un peu partout sur les frontières», explique le sénateur Kraisak Choonhavan, président de l'ONG Wild Aid en Thaïlande, en brandissant un os blanchâtre. «Encore que, généralement, il s'agit de faux. Par exemple, dans ce prétendu os, il n'y a même pas de trace de calcium.»

Difficile de lutter au niveau national contre des réseaux qui se moquent des frontières. Alors la Thaïlande a invité les pays de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à coopérer en créant une Interpol régionale spécialisée dans la protection de l'environnement, et offre son expérience pour entraîner les forces de l'ordre des pays voisins dans la lutte contre le trafic d'animaux sauvages, de bois ou de plantes. Leur première réunion aura lieu le mois prochain, avec les Etats-Unis et la Chine comme invités extraordinaires.

Saisies. Quelle réponse sera donnée à cette invitation ? «La Chine doit être incluse dans ce projet, ou celui-ci risque d'être mort-né, insiste Steve Galster, fondateur de WildAid. On commence à voir l'impact de ce pays sur les forêts d'Asie. Tigres, léopards, pangolins, ours et tortues sont aspirés hors des parcs nationaux, là où les contrôles sont faibles.»

Les contrôles faibles : au niveau national, c'est là que le bât blesse. Même en Thaïlande, pourtant en avance sur ses voisins en termes de lutte contre les trafics, puisqu'une unité spécialisée sur l'environnement vient d'y être créée, ainsi qu'un corps de police concentré sur le plus vieux parc national, Khao Yai, récemment classé Patrimoine mondial de l'humanité. «Les gars font leur travail, mais il faut qu'ils soient appuyés au niveau politique», explique Kraisak Choonhavan. En 2004, la police thaïlandaise a saisi plus de 14 000 animaux, majoritairement des oiseaux exotiques, et arrêté 192 trafiquants.

Laxisme. Bon travail, soulignent les associations de défense de l'environnement, sauf que les lois sont encore laxistes et les responsables rarement punis : seuls 15 % de ces trafiquants ont été condamnés à une peine de prison l'an dernier.

Problème de gouvernance : les trafiquants font marcher à plein leurs connexions politiques pour éviter de se retrouver sous les verrous. Problème de mentalité aussi : les juges ne sont pas sensibilisés aux atteintes envers l'environnement. «Lorsqu'un trafiquant est arrêté, il perd sa cargaison... mais généralement ça s'arrête là, souligne Steve Galster. La caution pour éviter la prison est fixée, grand maximum, à 1 000 dollars. Vu les profits générés, c'est une broutille.»
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