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 Seule la grippe aviaire pourrait menacer la croissance ...

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Thaïlande - Cambodge
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Date d'inscription : 08/08/2004

MessageSujet: Seule la grippe aviaire pourrait menacer la croissance ...   Ven 4 Nov - 17:01



Seule la grippe aviaire pourrait menacer la croissance dans les pays émergents d'Asie de l'Est
LE MONDE | 04.11.05 | 14h06 • Mis à jour le 04.11.05 | 14h06


Les pays émergents d'Asie de l'Est devraient encore connaître une croissance très soutenue en 2005. Dans une étude publiée jeudi 3 novembre, la Banque mondiale mise sur une hausse de 6,2 % du produit intérieur brut (PIB), après une progression exceptionnellement forte de 7,2 % en 2004. La Chine n'ayant elle-même montré aucun signe de décélération (la croissance s'y inscrira à 9,5 %), c'est du côté des Etats de la région à hauts et moyens revenus qu'il faut chercher les raisons de ce léger ralentissement.

A Singapour, par exemple, le rythme d'expansion observé au cours du premier semestre de 2005 s'est établi à 4 %, contre 8 % sur l'ensemble de l'année 2004. Ce sont des facteurs externes, comme la flambée des cours du pétrole ou le resserrement monétaire, qui semblent être à l'origine de cet essoufflement.

Les exportations des pays de la région, qui avaient progressé, en termes nominaux, de 30 % en 2004, n'augmentaient plus que de 16 % ou 17 % à la mi-2005. "Les plus récentes statistiques publiées suggèrent toutefois que le ralentissement pourrait avoir été relativement limité et que l'activité a recommencé à accélérer dès le troisième trimestre" , jugent les experts de la Banque mondiale.

Le maintien d'une croissance soutenue devrait permettre une poursuite de la réduction de la pauvreté en Asie de l'Est. Pour l'ensemble de la région, le taux de pauvreté extrême (moins de 1 dollar par jour) est tombé à un peu plus de 8 % en 2005 (soit 157 millions d'individus), alors qu'il s'établissait à 15 % en 1996, juste avant le déclenchement des crises financières.

Au Vietnam, le taux de pauvreté baisse, depuis 1993, de 3,5 % par an, ce qui a permis de le ramener de 58,1 % à 19,5 %. La croissance très élevée observée dans ce pays (plus de 7 % par an) est à l'origine de cet impressionnant reflux.

Après avoir résisté face à la flambée du pétrole et à la remontée des taux d'intérêt, l'Asie de l'Est serait-elle en mesure de faire face à une épidémie de grippe aviaire ? La Banque mondiale ne cache pas son inquiétude. "Alors que les coûts liés à l'épizootie ont jusqu'ici été limités à environ 0,1 % du PIB, à cause de l'abattage sélectif des volailles et la mise en place de meilleurs systèmes de surveillance de la santé animale, l'impact potentiel d'une pandémie sérieuse est particulièrement inquiétant" , estime Milan Brahmbhatt, principal auteur du rapport.

La taille du secteur avicole représentait entre 0,6 % du PIB dans des pays comme le Vietnam et la Thaïlande et 2 % du PIB aux Philippines avant le début de l'épizootie de grippe aviaire. Compte tenu d'une diminution de 15 % de la production de volailles au Vietnam, la Banque mondiale estime que la crise ampute de 0,12 point le PIB du pays. Mais l'impact macroéconomique de cette crise, pour l'instant confinée aux zones rurales, est resté limité.

Il en irait tout autrement, selon la Banque mondiale, si le virus mutait et devenait transmissible d'homme à homme. Le rapport souligne que, comme dans le cas de l'épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), l'impact économique le plus immédiat ne viendrait pas de la maladie ou des morts, mais "plutôt des efforts non coordonnés d'individus privés tentant d'éviter la contamination ainsi que des actions publiques de mise en quarantaine ou de restrictions de déplacements qui conduisent à des chocs sévères dans les services, comme le tourisme, les transports, la vente de détail ou encore à des perturbations dans les approvisionnements en raison des conséquences en matière d'emploi" .

PLUS GRAVE QUE LE SRAS

La Banque mondiale ne se hasarde pas à évaluer le coût que présenterait une épidémie de grippe aviaire en Asie de l'Est. Elle se contente de rappeler que celle du SRAS avait coûté 2 % de PIB à la région au cours du deuxième trimestre de 2003, alors qu'elle avait fait 800 morts.

Dans une étude publiée également jeudi, la Banque asiatique de développement (BAD) estime qu'une épidémie de grippe aviaire pourrait avoir des conséquences humaines et économiques nettement plus graves que le SRAS. Une crise, concentrée sur deux trimestres et qui toucherait 20 % de la population en provoquant la mort de 0,1 % de celle-ci, coûterait 99 milliards de dollars en 2006 à l'Asie (83 milliards d'euros), soit 2,3 % du PIB. Elle réduirait les échanges de biens et de services de 14 %.

Les pays le plus touchés seraient ceux dont les économies sont le plus ouvertes. La grippe aviaire pourrait ainsi enlever 10 % de PIB à Singapour, 9 % à Hongkong et autant à la Chine.
Pierre-Antoine Delhommais
Article paru dans l'édition du 05.11.05
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