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 TSUNAMI, 1 AN APRÈS - Phuket is back !

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Thaïlande - Cambodge
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MessageSujet: TSUNAMI, 1 AN APRÈS - Phuket is back !   Mar 20 Déc - 10:59



Phuket a retrouvé son plus beau visage et ses touristes (photo LPJ)

TSUNAMI, 1 AN APRÈS - Phuket is back !

Malgré les prévisions en demi teinte du premier semestre 2005, les trois derniers mois ont redonné le moral aux professionnels du tourisme. "Phuket is back" dit le slogan... et les touristes aussi !

Alors que Phuket s’apprête à accueillir le 26 décembre prochain les 14,000 participants à la commémoration du tsunami, les professionnels du tourisme locaux se montrent plutôt optimistes pour la fin de saison. Malgré un premier semestre 2005 en demi-teinte, les trois derniers mois ont redonné le moral aux professionnels du tourisme."Phuket is back" dit le slogan, et les touristes aussi !
Ainsi, à Phuket, septembre a montré des signes très nets de reprise. Les taux d’occupation des établissements hôteliers, en particulier en milieu et haut de gamme, flirtent avec les 80% pour la fin d’année. Les organisateurs de la cérémonie commémorative auront même du mal à trouver les 3.000 chambres nécessaires pour l’événement et ont recours au logement chez l’habitant.
Par ailleurs, les compagnies aériennes ont repris leurs rotations sur la destination. Australian Airlines a annoncé le lancement d’une rotation bihebdomadaire Sydney/Phuket du 3 décembre au 31 janvier. China Airlines (Taiwan) et Korean Air ont repris leurs vols, ce qui contribue au retour de la clientèle asiatique, et en particulier des honeymooners.
Une remise en état rapide
D’autre part, Phuket bénéficie dans une certaine mesure du repli des touristes de Bali, touchée par les récents attentats. Les résultats 2005 s’annoncent certes toujours inférieurs de 20% à 2004, année faste après une saison 2003 miné par le SRAS, mais ils seront bien meilleurs que prévus au début de l’année.
Cette reprise récompense un travail exceptionnel et rapide de remise en état des structures d’accueil. Patong, une des stations balnéaires les plus touchées, en a même profité pour redonner de l’allure à son front de mer avec un plan de redéveloppement toujours en cours.
Ni pire, ni mieux qu’avant, tout ce qu’on aime et déteste de Phuket est toujours là: ses plages magnifiques, son eau translucide et ses cocotiers; mais aussi ses rangées de transats et parasols et ses bars à filles.
Vous pouvez donc retourner à Phuket les yeux fermés. Ou plutôt, non ! Les yeux grands ouverts pour admirer !
Hervé PLICHARD. (LPJ – Bangkok) 20 décembre 2005

Pour des informations détaillées, consultez le site www.phuket.com.

Le tourisme, deuxième source de revenus de la Thaïlande
Le retour des touristes est capital pour la Thaïlande. Le pays reçoit environ 12 millions de touristes étrangers chaque année, qui restent 8 nuits et dépensent 75 euros. Le secteur représente 6% du PIB thaï et 11% des recettes commerciales du pays selon la Mission économique de l’ambassade de France. Le tsunami a eu un impact négatif chiffré à -6% en nombre de visiteurs étrangers sur le premier semestre 2005 comparé au premier semestre 2005. Phuket a connu un manque à gagner estimé à 1,2 milliard d’euros sur le premier semestre 2005. (LPJ - 20 dec 2005)
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MessageSujet: Re: TSUNAMI, 1 AN APRÈS - Phuket is back !   Ven 23 Déc - 10:05




Le tsunami, un an après
Phuket, paradis toujours en chantier

Tout est fait pour le retour des touristes mais des villages de pêcheurs n'ont reçu aucune aide.

par Arnaud DUBUS
QUOTIDIEN : vendredi 23 décembre 2005

Phuket envoyé spécial

Un an après le tsunami qui a ravagé les côtes du sud de la Thaïlande, les parasols, les jet-skis et les seins nus sont de retour sur la plage de Patong, l'une des plus touchées de l'île touristique de Phuket. «Beaucoup de touristes reviennent, mais ils ne restent que quelques jours et partent ailleurs. Globalement, la saison ne devrait pas être trop mauvaise», dit Surasak, qui loue des scooters de mer sur Patong. «La mer est plus belle qu'avant. Le tsunami a nettoyé la côte. Et maintenant il n'y a plus de danger, la sécurité est assurée pour tout le monde», renchérit Noï, un garçon de plage à la peau cuivrée, en désignant l'une des tours d'observation d'une quinzaine de mètres de haut, dotées de haut-parleurs. Ce n'est pas encore le retour à la normale, mais ce haut lieu du tourisme thaïlandais achève sa traversée du désert. Le taux d'occupation des hôtels tourne autour de 70 %, nettement moins que la saison exceptionnelle de l'année dernière, mais suffisamment pour relancer l'activité. «Notre stratégie marketing est de renforcer la sécurité pour ramener la confiance des visiteurs. Nous avons préparé des sites d'évacuation derrière toutes les plages», explique Siripakorn Chiaosamout, directeur adjoint du bureau national du tourisme à Phuket.

Projets d'assistance. Certains commerces du front de plage sont encore en cours de reconstruction. Le soir, la plainte des scies électriques se mêle au bruit du ressac. Mais la plus grande partie des traces du raz de marée, qui avait provoqué la mort de dizaines de touristes et de Thaïlandais sur cette plage, est effacée. C'est loin d'être le cas à 80 kilomètres plus au nord, sur la plage de Khao Lak, où la vague déferlante a été la plus destructrice, ravageant la quasi-totalité des hôtels et tuant 3 000 personnes. Les rares touristes revenus à Khao Lak sont de jeunes volontaires travaillant dans des projets d'assistance aux communautés affectées.

Dans son bureau en préfabriqué, Praprut Khorpetch, propriétaire du Khao Lak Laguna Resort, montre les photos de son complexe hôtelier avant la catastrophe. Le site en bord de mer est maintenant un terrain vague où s'activent pelleteuses et bulldozers. «J'ai décidé de tout raser et de tout reconstruire. C'est un investissement de 8 millions d'euros, pour lequel je bénéficie de prêts à taux bonifiés du gouvernement. J'espère rouvrir dans un an et demi», dit l'entrepreneur. La plupart des PME n'ont, elles, pas bénéficié du soutien gouvernemental, souvent parce qu'elles étaient déjà fortement endettées avant le tsunami ou parce qu'elles n'avaient pas de titre de propriété en bonne et due forme pour leur terrain. Au bas de l'échelle, les travailleurs indépendants ­ guides free lance, masseuses sur les plages, vendeurs ambulants ­ n'ont touché aucune compensation.

L'assistance internationale s'est surtout concentrée sur les villages de pêcheurs des provinces de Phang-Nga et de Ranong, au nord de Phuket. Un déluge de projets sans grande coordination, que les villageois appellent «le second tsunami». Le village de Baan Nam Khem, où la vague a tué 800 personnes dans une communauté de 5 000 habitants, n'est pas sans rappeler l'ambiance chaotique de la frontière khméro-thaïlandaise des années 90, où foisonnaient les agences humanitaires au milieu de centaines de milliers de réfugiés cambodgiens. La route qui mène au «village du tsunami» est jalonnée des pancartes de dizaines d'ONG qui y ont leurs projets. Certaines exposent un exemplaire des bateaux qu'elles ont fabriqués à la chaîne pour les distribuer aux pêcheurs. «Des villageois ont reçu six ou sept gazinières, qu'ils stockent chez eux. D'autres revendent par petites annonces les bateaux en excès qu'ils ont reçus», raconte un travailleur humanitaire.

Malgré cet afflux d'assistance, certains villageois de Baan Nam Khem disent avoir été délaissés. «Je n'ai reçu qu'un moteur d'occasion déjà rouillé. Les Thaïs, eux, se débrouillent mieux. Ils obtiennent des moteurs neufs», dit Suwat Klatale, d'ethnie moken. Surmédiatisé après la tragédie, Baan Nam Khem a reçu à lui seul plus d'aides que les dizaines de villages environnants. Selon Care Thaïlande, certaines communautés isolées de pêcheurs dans la province de Ranong n'ont toujours reçu aucune contribution. «Sur l'île de Koh Kai, la moitié d'un village a été touchée par le tsunami. Toute l'aide est allée à cette partie, provoquant la jalousie des autres habitants du village», dit Prasarn Satansatit, de Care Thaïlande. Facteur aggravant, l'aide a parfois été distribuée par le truchement des notables locaux, chefs de village, chefs de district, responsables de la police, en l'absence de tout contrôle par le gouvernement. Cela a favorisé l'abus de pouvoir et les détournements, qui, aux dires des villageois, sont pléthore. Les ONG qui ont une bonne connaissance du terrain évitent cet écueil en formant des comités autogérés de villageois pour organiser la distribution.

Titre de propriété. Les Mokens, ou «Gitans de la mer» ­ une ethnie nomade qui vit de la pêche ­, ont été la communauté la plus affectée par le raz de marée. Vivant sur des îles ou à même la côte, des centaines d'entre eux se sont réfugiés à l'intérieur des terres dès le lendemain de la catastrophe. Depuis, beaucoup sont restés sur le continent, par crainte d'un nouveau tsunami ou simplement parce qu'ils n'ont pas de titre de propriété pour le terrain qu'ils occupaient sur l'île.

Cette question de l'absence de titres légaux se pose aussi pour beaucoup de Thaïlandais vivant sur la côte. «Le tsunami a mis au jour un problème structurel sur la façon dont la terre est gérée en bord de mer. Beaucoup de ceux qui vivent sur la côte n'ont aucun document. Il faut trouver un moyen de leur donner des droits sur leur terre», considère Alessandro Montaldi, de Terre des hommes Italie. A Phuket, Phang Nga et Krabi, des entrepreneurs immobiliers peu scrupuleux, ont saisi l'occasion du tsunami pour chasser les «squatteurs» des terrains qu'ils convoitaient.
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