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 Sokhapheap, un magazine spécialisé sur la santé

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Thaïlande - Cambodge
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MessageSujet: Sokhapheap, un magazine spécialisé sur la santé   Mar 20 Déc - 13:40

Ly Cheng Huy lance Sokhapheap, un magazine spécialisé sur la santé

20-12-2005
Cambodge Soir - Chaque couverture de Sokhapheap [santé] sera illustrée par un visage souriant, a priori plutôt celui d’une jolie femme. “Cette couverture doit évoquer l’idée que les lecteurs seront aussi souriants et en bonne santé que le mannequin après la lecture du magazine qui se veut un vrai guide pratique de la santé”, argumente d’un air satisfait Ly Cheng Huy, coordinateur national pour le programme de coopération Esther qui prend en charge les malades du sida dans l’enceinte de l’hôpital Calmette. Le titre du magazine sera souligné par trois mots : “Santé, beauté, société” en écho aux trois pôles d’intérêt du journal. L’objectif fixé par le fondateur sera de donner des informations concrètes et précises aux lecteurs cambodgiens. “Aujourd’hui, les gens se soucient de leur santé mais faute d’information, soit ils ne trouvent pas le bon médecin, soit ils ne trouvent pas les bons moyens pour se soigner efficacement. Par conséquent, leur état s’aggrave et cela leur fait perdre beaucoup d’argent”, déplore Ly Cheng Huy.

Une mise en garde s’impose cependant. Ce guide pratique informera sur la santé en général et sur les traitements de certaines maladies mais en aucun cas il ne constituera une méthode d’automédication. Les lecteurs ne pourront pas se soigner simplement en le lisant car le diagnostic d’un médecin professionnel reste essentiel. Le rédacteur en chef prône en effet le retour de la confiance des patients envers les médecins. Il constate que de nombreux malades vont se faire soigner à l’étranger, principalement dans les pays voisins, dès qu’ils en ont les moyens. “Au Cambodge, il y a un grand écart entre le personnel de santé et les malades. Les seconds n’ont aucune confiance dans les premiers. Le but de ce magazine est de réduire l’écart entre les deux en poussant les médecins à changer d’attitude, à cesser d’entretenir une maladie souvent bénigne en la soignant mal, pour faire revenir les patients à leur cabinet”, explique Ly Cheng Huy. Par ailleurs, il s’efforcera de montrer aux malades qui attendent systématiquement lors d’une consultation une ordonnance pour des médicaments que la santé s’entend dans un sens plus large. “La santé dépend du moral, du physique, de l’environnement et de toutes sortes de facteurs sociaux.”

Pour répondre à tous ces impératifs, le mensuel de Ly Cheng Huy se composera de 16 rubriques de conseils sur la vie sociale, les maladies, les questions de santé propres aux hommes ou aux femmes, leur environnement. Le premier numéro devrait par exemple comporter un article sur les risques du téléphone portable pendant la conduite, tandis que la rubrique beauté explorera les conséquences des teintes de cheveux à travers l’interview d’une patronne de salon de coiffure. Car Ly Cheng Huy ne veut pas faire intervenir que des spécialistes de la santé. Au passage, il regrette que le Cambodge manque de documents, d’études, de spécialistes et de chercheurs qui puissent servir de référence. Au côté des médecins ou autres professionnels de la santé, il convoquera au fil des pages l’avis de sociologues notamment.

La vulgarisation des questions de santé représente un travail colossal d’autant que peu de journalistes sont capables de cet exercice et que le vocabulaire est un problème récurrent sur ces questions-là. “Beaucoup de patients suivent un traitement inadapté parce qu’il y a un problème de compréhension au départ entre eux et le médecin. Par exemple sur le sida, beaucoup de malades pensent que ça se soigne par la médecine traditionnelle. Ils se trompent gravement.” Parfois aussi ils n’utilisent pas les mêmes mots pour parler d’une même chose. En khmer, deux mots existent pour dire urine, l’un employé par les médecins, l’autre par les patients. Les deux ne se comprennent pas ayant l’impression de parler de choses différentes. Pour assurer la crédibilité des propos de Sokhapheap, un comité consultatif scientifique de 5 à 9 personnes vérifiera la conformité du contenu à l’éthique du journal et la validité scientifique des propos. “Nous allons faire des efforts pour ne pas donner de fausses informations aux lecteurs, insiste Ly Cheng Huy, et nous ferons appel à des interlocuteurs locaux pour répondre sous une forme qui s’applique à la société khmère.” Il se refuse à traduire en khmer des articles parus dans des revues étrangères et qui ne correspondent pas aux interrogations des lecteurs cambodgiens.

Pour créer ce magazine de 60 pages tout en couleur, objet de ses rêves, Ly Cheng Huy a mis la main à la poche et a décidé de donner de son temps. Pour les besoins de sa cause, l’auteur de 24 heures pour être en bonne santé et Dix minutes pour prendre soin de son corps, a choisi de fermer sa consultation pour se consacrer à cette passion qu’il porte depuis l’adolescence. “Cela fait dix ans que j’ai eu l’idée de ce magazine. Avant je pouvais soigner deux ou trois personnes par jour en clinique, mais avec ce mensuel sur la santé, je peux être utile à bien plus de monde”, plaide l’auteur. Dix mille exemplaires du premier numéro seront en kiosque à la fin du mois de janvier, mis en vente à 4 000 riels.

Chheang Bopha
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