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 Le premier ministre thaïlandais de plus en plus contesté

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MessageSujet: Le premier ministre thaïlandais de plus en plus contesté   Ven 10 Mar - 12:17



Le premier ministre thaïlandais de plus en plus contesté
Florence Compain
10 mars 2006




Asie Les manifestations se multiplient pour réclamer le départ de Thaksin Shinawatra.


LA CRISE politique s'aggrave en Thaïlande. Bangkok vit au rythme des rumeurs de coup d'Etat militaire, de contre-putsch et de départ précipité pour l'étranger du premier ministre, Thaksin Shinawatra. Les manifestations pour réclamer la tête du chef du gouvernement sont désormais quotidiennes. L'opposition appelle à la désobéissance civile et aux «actes de guérilla urbaine». Les syndicats parlent d'une grève générale. Et l'obscur article 7 de la Constitution de 1997 qui permet au roi Bhumibol Adulyadej de congédier un premier ministre et nommer un remplaçant en période de crise nationale est aujourd'hui sur toutes les lèvres.

Elu en 2001, réélu triomphalement en 2005, Thaksin, 56 ans, est confronté depuis fin janvier à une vague de protestations sans précédent après la vente pour 1,5 milliard d'euros des parts que sa famille détenait dans Shin Corp. géant des télécoms qu'il a fondé avant d'entrer en politique. La vente à un consortium singapourien a été assimilée à un «acte de trahison nationale». Et la défiscalisation de la transaction, à «une absence de principes moraux».

Réunions secrètes

Malgré la rue qui gronde et l'accuse de corruption et d'abus de pouvoir, il est «déterminé à mener jusqu'au bout» un combat à l'issue incertaine. Pour désamorcer la colère de ses détracteurs, essentiellement les classes moyennes et l'élite urbaine, le premier ministre a dissous la Chambre basse du Parlement, où son parti, le Thai Rak Thai («les Thaïlandais aiment les Thaïlandais») contrôlait 377 des 500 sièges. Il a convoqué des élections anticipées pour le 2 avril.

Puis il a tour à tour affirmé qu'il se retirerait s'il n'obtenait pas au moins 50% des voix, proposé de reporter ces élections et promis un nouveau scrutin dans un an après une réforme constitutionnelle. Conscients que Thaksin «avec son argent et la puissance de sa machine politique» a toutes les chances de remporter les élections, les trois partis d'opposition ont rétorqué la semaine dernière qu'ils ne présenteraient aucun candidat. Depuis la situation est bloquée. Alors, tout le monde échafaude des théories. Dans un pays qui a vu 18 coups d'Etat réussis et des dizaines de putschs manqués en soixante ans, le retour des militaires sur la scène politique thaïlandaise est une hypothèse récurrente. Surayud Chulanont, ancien commandant de l'armée évincé par Thaksin en 2003, aujourd'hui conseiller du roi, est d'ailleurs pressenti comme un premier ministre intérimaire possible si Thaksin est chassé par un coup d'Etat militaire, selon des sources proches du Palais. D'autres voient dans les réunions secrètes de la «classe 10», d'anciens camarades de promotion de l'académie militaire du premier ministre, la volonté de Thaksin de mater les factions rivales de l'armée.

En campagne électorale dans le nord-est du pays, Thaksin «refuse de céder à la loi de la rue», mais voit grossir les rangs de ses opposants. Après la défection de plusieurs de ses ministres et de son mentor, le général Chamlong Srimuang, c'est au tour du porte-parole de la police Achirawit Suphanapesat. «Pour le bien du pays», il a demandé au premier ministre de «ne pas se porter candidat à sa succession même si son parti remportait le scrutin» car «les policiers sont fatigués d'avoir à maintenir l'ordre durant les manifestations pro et anti-Thaksin». Pis, le roi immensément révéré en Thaïlande est «angoissé par la crise politique», selon le général Sonthi Boonyaratglin qui affirme qu'il est temps que les Thaïlandais «s'entraident pour mettre fin à cette situation».

Une page est tournée, mais rien n'est encore joué. «Contrairement aux dictatures militaires du passé, Thaksin bénéficie du soutien de son électorat», fait valoir l'universitaire Pasuk Pongpaichit. Grâce à son programme de micro-crédits, de moratoire des dettes et de visites médicales à un demi-euro, il a joui jusqu'ici d'une forte popularité auprès de la masse paysanne, qui constitue les deux tiers de la population thaïlandaise. «S'il s'en tient aux règles du jeu démocratique, il peut encore tenir six mois à un an», estime l'économiste Ammar Siamwalla, un des critiques les plus virulents du premier ministre.
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