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 Bhumibol Adulyadej, soixante ans sur le trône de Thaïlande

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Thaïlande - Cambodge
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MessageSujet: Bhumibol Adulyadej, soixante ans sur le trône de Thaïlande   Ven 9 Juin - 11:35



la Thaïlande célèbre le soixantième anniversaire du couronnement de son roi Bhumibol Adulyadej, père de la nation et neuvième descendant de la dynastie Chakri. AP Photo HO

Bhumibol Adulyadej, soixante ans sur le trône de Thaïlande

Bangkok
09 juin 2006, le figaro.fr



En ces temps de crise politique, le doyen des rois est révéré par les Thaïlandais.

la Thaïlande célèbre le soixantième anniversaire du couronnement de son roi Bhumibol Adulyadej, père de la nation et neuvième descendant de la dynastie Chakri.

DANS DES FASTES étranges et désuets, la Thaïlande célèbre le soixantième anniversaire du couronnement de son roi Bhumibol Adulyadej, père de la nation et neuvième descendant de la dynastie Chakri. Envol de lampions en papier de riz au-dessus du Grand Palais, procession sur le fleuve Chao Phraya des 52 barges royales à têtes de cygnes, de dragons et autres animaux mythiques au rythme des trompettes et des puissants chants de 2 000 rameurs. L'événement est avant tout une exaltation de la dernière de ces monarchies brahmaniques dont les rois dieux régnaient jadis sur l'Asie du Sud-Est.

A 78 ans, le souverain, dont le règne est désormais le plus ancien du monde, est révéré par ses 62 millions de sujets en ces temps de crise politique. Lorsque le grand chevalier de l'Eléphant blanc apparaît en public, c'est à qui pourra étendre son mouchoir sur le sol dans l'espoir qu'il l'effleure et transforme le bout de tissu en relique.

Des portraits géants du couple royal trônent dans tous les lieux publics et dans tous les foyers. Dans les parcs ou les gares, tout le monde se fige lorsqu'est diffusé l'hymne royal. Au cinéma, on observe une minute de recueillement devant le portrait du roi avant la projection du film. Les chaînes de télévision nationales programment chaque soir des «témoignages d'amour, de révérence et de vénération». De la vendeuse de sauterelles frites aux «hi-so», dames choucroutées de la bonne société, tout Bangkok porte le bracelet en plastique jaune orangé «longue vie au roi». La dévotion est telle que même la bande dessinée sur la chienne préférée du roi s'arrache dans les librairies.

Le souverain, personnage austère derrière des lunettes , a tous les dons : il peint, sculpte, invente, compose, teste lui-même de nouvelles méthodes d'agriculture. Le roi et sa progéniture sont en revanche tabou. Parler des frasques du prince héritier ou du financement des fondations charitables des membres de la famille royale, c'est s'exposer au crime de lèse-majesté, passible d'une peine de trois à quinze ans de prison. «Tout sondage sur la popularité réelle de la monarchie est interdit», explique Sulak Siravaksa, l'un des rares intellectuels thaïlandais à oser critiquer l'institution royale. «La monarchie ne devrait pas être sacrée. Elle ne peut perdurer que si l'on peut dire la vérité», estime-t-il.

Le paravent de la vertu

Mais l'abolition du crime de lèse-majesté n'est pas pour demain. Cette loi constitue pourtant pour Susak «une atteinte à la liberté individuelle», parfois utilisée par le pouvoir pour se «débarrasser de ses rivaux politiques». Trente-sept plaintes ont ainsi été déposées récemment contre Sondhi Limthondkul, magnat de la presse qui a pris la tête de la fronde anti Thaksin Shinawatra, le premier ministre. Et Le roi qui ne sourit jamais, une biographie qui dépeint un «roi très politique, autocrate, parfois brutal, derrière le paravent de la vertu et de l'égalitarisme», a été interdit en Thaïlande. Intronisé en 1946 après l'assassinat mystérieux de son frère aîné, Bhumibol Adulyadej a fait de la monarchie l'élément fondateur de l'identité nationale thaïlandaise. Un symbole d'unité nationale. Un facteur de continuité. C'est autour de leur monarque que les Thaïlandais, déboussolés par la crise économique de 1997, ont retrouvé leur fierté. Et finalement le protocole qu'il entretient rassure les Thaïlandais. On ne s'adresse pas à lui mais à la «poussière de ses pieds». Personne ne peut avoir la tête plus élevée que lui en sa présence, ce qui oblige les responsables du royaume les plus grands à d'invraisemblables contorsions.

Bhumibol Adulyadej a permis à la monarchie de survivre à dix-sept coups d'Etat et à quinze constitutions : «Le règne de Rama IX a restauré sinon sauvé la monarchie en Thailande», estime le diplomate Asda Jayanama.

Aujourd'hui, l'institution monarchique est un véritable régulateur de la vie politique. «Le roi n'intervient qu'en dernier recours, mais on ne discute pas son avis», explique l'universitaire Thinitan Pongsudhirak. En 1992, il lui a suffi de sermonner le premier ministre Suchinda Krapayoon pour mettre fin à la répression sanglante de manifestations. C'est encore lui qui depuis son palais de Hua Hin, est intervenu lorsque le pays s'enfonçait dans une crise institutionnelle après les élections législatives anticipées du 2 avril dernier. Certains analystes considèrent cependant ces interventions en période de crise comme un «obstacle à la maturation des institutions démocratiques».

Florence Compain
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