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 Un Français lutte seul face à l'administration thaïe

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Thaïlande - Cambodge
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Nombre de messages : 5571
Date d'inscription : 08/08/2004

MessageSujet: Un Français lutte seul face à l'administration thaïe   Mer 30 Aoû - 12:15




Un Français lutte seul face à l'administration thaïe

Une famille de professeurs d’université franco-thaïe se bat contreune université thaïlandaise pour voir une étrange affaire de vol de thèse enfin jugée. Problèmes professionnels, menaces de mort, difficultés à faire reconnaître leurs droits et à défendre ceux d’accords bilatéraux entre une université thaïe et française... malgré les embûches, le couple est déterminé à se battre jusqu’au bout.



Joseph Khedari est un ressortissant Français installé à Bangkok depuis plus de 14 ans. Citoyen sans ombre, il est docteur, marié avec une professeure thaïlandaise et père de deux enfants. Il a été, de 1993 à 2004, enseignant expert au King Mongkut's University of Technology Thonburi (KMUTT), établissement où travaille également son épouse, elle aussi docteur. Leur domaine de recherche concerne l'énergie et l'environnement dans le bâtiment.
Entre 1998 et 2002, Joseph Khedari est à l'origine de la création d'un accord de coopération entre la Kmutt et l'université de Perpignan, afin de créer une thèse diplômante à la fois en Thaïlande mais aussi en France. Cette thèse donnait droit également à l'inscription gratuite des élèves thaïlandais à l'université de Perpignan.

Depuis 1998, des thèses ont été entamées sous la co-direction de M. Khedari, de son épouse et de deux professeurs de Perpignan. En décembre 2000, trois étudiants du Kmutt ont soutenu leur thèse et une cérémonie avec double remise de diplômes (thaï et français) a eu lieu pour les heureux lauréats devant la presse thaïlandaise. En septembre 2004, quatorze étudiants étaient inscrits à ce programme. Jusque-là, tout se déroulait pour le mieux.
Mais au fil du temps, les relations entre les dirigeants du Kmutt et les époux Khedari se sont détériorées pour diverses raisons. En 2004, Le doyen actuel de la faculté décide alors de ne plus renouveler le contrat de M. Khedari. Les étudiants de ce dernier, qui s'inquiètent pour leur thèse, informent le ministère de l'Education. L'affaire est alors transmise devant une commission de l'Assemblée Nationale qui convoque les parties impliquées (les étudiants, les dirigeants du Kmutt et M. Khedari). Le président de cette commission conclut que M. Khedari n'a commis aucune faute, que le non-renouvellement de son contrat est injustifié et que, par conséquent, l'université doit le réintégrer. En vain.

Durant cette période, deux thèses d'étudiants ont été attribuées à de nouveaux professeurs thaïlandais. Un fait important se déroule alors: la direction de la thèse a été changée et un nouveau comité d'examen a été nommé, remplaçant celui du comité mixte franco-thaïlandais, le tout en violation des accords bilatéraux. En effet, suivant l'accord de cotutelle signé par les deux présidents et les deux co-directeurs des universités française et thaïlandaise, les thèses incriminées sont bien la copropriété des deux universités. Or, en reniant le travail et la signature de M. Khedari et du président de l'université de Perpignan, King Mongkut's of Technology s'approprie le crédit des thèses. Thèses qui ont leur importance puisqu’elles présentent des applications concrètes qui ont de grandes chances d'aboutir à des applications commerciales.

Joseph Khedari entame alors des démarches en justice auprès du tribunal administratif de Bangkok pour tenter d’annuler cet état de fait et dénoncer un vol de thèse. Le tribunal l’a débouté au mois de juin dernier, jugeant que seule l'université Kmutt était habilitée à dicter les règles du changement d'attribution de la tutelle d'une thèse. Une décision difficile à accepter pour Joseph Khedari. Un autre procès, criminel celui-là, est en cours. Par ailleurs, Madame Khedari, toujours professeure au Kmutt, se plaint que l'université lui rend la vie impossible du fait des plaintes en justice déposées par de son mari. Les époux ont été jusqu'à recevoir des menaces de mort de la part d'un des élèves qui aurait eu peur de perdre sa thèse.

Malgré une prise en compte de l’affaire par l'ambassade de France à Bangkok, cette famille ne se sent pas très épaulée et espère qu’un jugement sera rendu par le tribunal. «Je me sens seul dans ce combat mais je vais continuer jusqu'au bout», a confié à Gavroche le professeur Khedari. L’ambassade de France précise, de son côté, qu’elle a fait son possible pour aider M. Khedari. Ce dernier étant à l’époque sous contrat local et les accords de thèses étant réalisés entre deux universités autonomes, il n’est pas dans le domaine de compétence de l’Etat français d’intervenir plus en avant.
Au final, les treize étudiants qui ont soutenu leur thèse au Kmutt n'ont pas eu le bénéfice de la double thèse en raison de ces imbroglios judiciaires. Ce projet unique de thèse franco-thaïe est désormais caduc.

Frédéric Belge
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