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 La junte en Thaïlande s'implique plutôt qu'elle ne s'efface

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Thaïlande - Cambodge
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MessageSujet: La junte en Thaïlande s'implique plutôt qu'elle ne s'efface   Dim 1 Oct - 4:25

La junte en Thaïlande a beau promettre de s'effacer au profit de civils et de tracer la voie vers un retour de la démocratie, elle montre surtout pour l'heure un désir de conserver les rênes du pouvoir.

L'auteur du putsch, le général Sonthi Boonyaratglin, a estimé «nécessaire» de maintenir le Conseil militaire - qui a renversé le 19 septembre le premier ministre Thaksin Shinawatra - «afin qu'il n'y ait pas de carence dans l'exécutif».

Autre élément de controverse, le général à la retraite Surayud Chulanont, 63 ans, ancien commandant-en-chef de l'armée et conseiller du roi, apparaît comme le favori pour le poste de premier ministre qui devrait être pourvu dans les prochains jours.

«Surayud est le plus apte pour le poste», a déclaré l'auditrice des comptes de l'État, Mme Jaruvan Maintaka. Un responsable de la junte a confirmé que le général était bien «sur la liste» des personnalités pressenties.

Tout ça «risque d'être perçu comme une tentative de l'armée de s'accrocher au pouvoir, de conserver son influence en coulisses», estime Panitan Wattanayagorn, un analyste politique.

Même si la junte auto-baptisée «Conseil pour la réforme démocratique sous la monarchie constitutionnelle» (CDRM) compte devenir «Conseil de sécurité nationale», elle souhaite clairement ne pas se cantonner aux questions de sécurité.

Vendredi, un haut fonctionnaire, Krit Garnjana-Goonchorn, a déclaré que le Conseil militaire se réservait le droit de limoger le premier ministre dans le cadre de la Constitution provisoire qui pourrait être soumise à l'approbation du roi ce week-end.

En outre, les généraux ont fait appel à plus de 60 conseillers dans des domaines tels que l'économie, l'administration ou les Affaires étrangères.

Les promesses des putschistes de rendre rapidement le pouvoir à des civils semblent peser peu, selon certains spécialistes, face à certaines mesures autoritaires annoncées depuis la semaine dernière.

«L'armée a déchiré la Constitution (de 1997) et a piétiné tous nos droits fondamentaux, la liberté d'expression, la liberté d'association. Elle a mis également des soldats dans tous les bureaux des organes de presse», regrette Giles Ji Ungpakorn, expert en sciences politiques de l'université Chulalongkorn de Bangkok.

«Ce n'est pas la voie vers des réformes politiques», commente-t-il.

Cependant, M. Panitan ne pense pas que les généraux pourront demeurer longtemps aux commandes du pays, après 15 années de régime démocratique ininterrompu.

«S'ils restent trop longtemps, cela débouchera sur un autre type d'instabilité, comme ce à quoi nous avons assisté dans les années 1970 et 1990», assure-t-il.

À court et moyen terme, les généraux savent toutefois qu'ils ont les mains relativement libres : ils profitent de la satisfaction d'une bonne part de la population, ravie de la mise à l'écart du milliardaire Thaksin, et de l'assentiment donné par le vieux roi Bhumibol Adulyadej à leur initiative.

«L'essentiel pour la population est le parrainage royal», confirme un diplomate étranger anciennement en poste en Thaïlande.

La junte sait également qu'elle peut compter sur des réactions somme toute modérées de l'étranger. Les nations occidentales ont appelé la Thaïlande à retrouver la voie de la démocratie, sans rompre les liens diplomatiques. Les États-Unis ont cependant «suspendu» leur aide militaire.

«Je ne crois pas à un embargo», reprend le diplomate. «De la part de ceux qui connaissent le dossier, il y aura des réactions de réprobation modérées et s'il y avait une pression contraignante, elle serait pour demander une accélération du processus (de retour à la démocratie)».

Les généraux putschistes, qui ont renversé le gouvernement de M. Thaksin, ont instauré la loi martiale, suspendu les principales institutions et restreint les libertés publiques, mais se sont engagés à favoriser des élections d'ici octobre 2007. Le coup d'État s'est déroulé sans effusion de sang.

Griffin Shea
Agence France-Presse
Bangkok
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