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 Libération otages français en Irak, Chesnot et Malbrunot

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MessageSujet: Libération otages français en Irak, Chesnot et Malbrunot   Mar 21 Déc - 22:21


mardi 21 décembre 2004, 18h02
Libération des deux otages français en Irak, Chesnot et Malbrunot

PARIS (AFP) - Les deux otages français en Irak, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, "ont été libérés" mardi et seront de retour mercredi en France, a annoncé à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hervé Ladsous.
"Ils ont été libérés, ils ont été remis aux autorités françaises, ils seront de retour dans la journée de mercredi", a déclaré M. Ladsous.

Les deux otages français libérés mardi, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, se trouvent à Amman (Jordanie) et doivent regagner Paris mercredi, a déclaré à l'AFP, le frère de Christian Chesnot, Thierry Chesnot.

"Je viens de recevoir un coup de fil du directeur de cabinet du Premier ministre qui nous dit qu'ils sont en bonne santé. C'est un grand soulagement. C'est un magnifique cadeau de Noël", a ajouté le frère de l'ex-otage, qui est photographe à l'agence Sipa et qui se trouvait au ministère de la Justice pour une conférence de presse.

La chaîne de télévision qatariote Al-Jazira avait annoncé peu auparavant que l'Armée islamique en Irak avait libéré Christian Chesnot et Georges Malbrunot, les deux journalistes français retenus en otages en Irak depuis le mois d'août.

Dans un communiqué de l'Armée islamique en Irak reçu par Al-Jazira, l'organisation qui avait revendiqué l'enlèvement, a dit avoir libéré les deux journalistes français "parce que la preuve a été faite qu'ils n'espionnaient pas pour le compte des forces américaines".

Leur libération répond également "à des appels et des exigences d'institutions et d'organisations musulmanes et en appréciation de l'attitude du gouvernement français sur la question irakienne, et de celle des deux journalistes sur la cause palestinienne", indique la télévision.

Selon ce texte, les deux otages auraient été remis à l'ambassade de France à Bagdad, a ajouté Al-Jazira.

Le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a fait part mardi, dans l'hémicycle du Sénat, de sa "joie profonde" après la libération des otages français en Irak.

"Notre joie sera totale quand ils seront en toute sécurité sur notre sol national. Attendons ce moment de bonheur quand ils seront en toute sécurité. Compte tenu de la dangerosité du pays où ils sont, nous devons attendre ce moment de joie où nous pourrons ensemble, au nom de la Nation, les accueillir", a lancé M. Raffarin, en interrompant le débat sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, a indiqué mardi à l'AFP après la libération des otages français: "c'est fantastique, on est fous de joie".

Interrogé après l'annonce de la libération des otages qui avaient entamé le 124e jour de leur détention, M. Menard a affirmé: "C'est fantastique. On est fous de joie. On était tellement triste de penser qu'ils pouvaient passer Noël dans ces conditions". "On était défaits. on pensait que rien n'avancait. c'est le plus beau cadeau de Noël qu'on puisse avoir", a indiqué M. Ménard.
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MessageSujet: Re: Libération otages français en Irak, Chesnot et Malbrunot   Mar 21 Déc - 22:40

Les deux journalistes français otages en Irak libérés à Bagdad


DOUBAI/PARIS (Reuters) - Christian Chesnot et Georges Malbrunot, les deux journalistes français otages en Irak depuis quatre mois, ont été libérés mardi.

L'Armée islamique en Irak a annoncé les avoir remis entre les mains de l'ambassade de France à Bagdad "cet après-midi parce qu'il était prouvé qu'ils n'étaient pas des espions à la solde des forces américaines", a rapporté Al Djazira.

Le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier quitte Paris mardi soir par avion pour aller chercher Christian Chesnot et Georges Malbrunot à Bagdad.

Les deux ex-otages seront probablement de retour à Paris mercredi en fin de journée, a précisé l'entourage du Premier ministre.

Le président Jacques Chirac a fait part de sa "joie", a annoncé le porte-parole de l'Elysée.

Le chef de l'Etat français, qui était parti en vacances, rentre à Paris mardi soir, a-t-on précisé dans son entourage.

"J'exprime au nom de tous les Français ma reconnaissance à l'ensemble des autorités et des services qui ont oeuvré sans relâche pour obtenir cette libération", a déclaré Jacques Chirac dans un communiqué lu par son porte-parole, Jérôme Bonnafont.

Selon Thierry Chesnot, frère de l'ex-otage, les deux hommes devraient être rapatriés mercredi.

"C'est un énorme soulagement ce soir. J'ai eu confirmation à l'instant par le chef de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, Michel Boyon. Ils rentreront demain en France (...) C'est un très beau cadeau de Noël, le plus beau cadeau de Noël qu'on puisse avoir", a déclaré le photographe, qui assistait à une conférence de presse du ministre de la Justice, Dominique Perben, à Paris.

Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, s'est réjoui de la libération des deux otages et a promis de fêter l'événement mercredi devant l'Hôtel de Ville, à Paris.

"On est fous de joie, on est soulagés. Jusqu'à hier, on se disait que rien n'avançait", a-t-il dit à Reuters.

"Ils vont être là demain, ici, à Paris. A 11h00, on ira sur le parvis de l'Hôtel de Ville pour enlever leurs photos. On sablera le champagne, on fêtera ça", a-t-il ajouté.

Il a assuré que c'était "le plus beau cadeau de Noël pour leurs familles".

"Il y a eu beaucoup d'espoirs déçus, on était tellement échaudés qu'on n'osait pas croire que cette fois, l'optimisme avait des raisons réelles de se réaliser", a déclaré pour sa part Charles Lambroschini, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, où travaille Georges Malbrunot.

Jean-Pierre Raffarin, qui intervenait au Sénat dans le cadre d'un débat sur la Turquie, a tenu à "saluer l'ensemble de notre diplomatie sous l'autorité du (ministre des Affaires étrangères) Michel Barnier".

Christian Chesnot et Georges Malbrunot, qui travaillent respectivement pour Radio France Internationale (RFI) et Le Figaro, avaient été enlevés le 20 août entre Bagdad et la ville sainte chiite de Nadjaf, au sud de la capitale.

Leur chauffeur et traducteur syrien, Mohamed Djoundi, enlevé avec eux, a été retrouvé depuis à Falloudja.

Les autorités françaises avaient ces derniers mois, et il y a encore 24 heures par la voix de Michel Barnier, fait part de leur optimisme sur l'état de santé des deux reporters et les perspectives de leur libération.

Pour justifier son action, l'Armée islamique en Irak avait demandé dans un premier temps l'abrogation de la loi française sur le voile islamique.

Puis en septembre, elle avait annoncé la libération conditionnelle de Chesnot et Malbrunot censés avoir "accepté volontairement" de travailler pour elle afin d'informer le monde des coulisses de la guérilla anti-américaine en Irak.
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MessageSujet: Re: Libération otages français en Irak, Chesnot et Malbrunot   Mar 21 Déc - 22:57



Les deux hommes ont été libérés aujourd'hui.
(Photo AFP.)
Georges Malbrunot et Christian Chesnot : la passion du Proche-Orient
Les deux journalistes qui viennent d'être libérés en Irak sont des professionnels expérimentés qui connaissent bien le pays.

Par Thierry OBERLE
[21 décembre 2004]

Il y a dans la tribu des reporters internationaux des journalistes de passage, visiteurs occasionnels des lignes de front, et d’autres qui posent leurs valises pour longtemps. Georges Malbrunot appartient à la seconde espèce. Avec en prime la particularité de préférer les avant-postes au confort du bureau et des dépêches d’agence. Lorsqu’il couvrait le conflit israélo-palestinien, Georges Malbrunot était installé à Jérusalem, comme la plupart de ses confrères en poste dans la région, mais il avait aussi un pied-à-terre à Gaza, cette prison à ciel ouvert où s’entassent des centaines de milliers de Palestiniens. A Bagdad, il est, avec une poignée de correspondants occidentaux, en première ligne depuis le début de l’occupation américaine.

Georges Malbrunot s’est pris de passion pour le Proche-Orient en 1993. Le jeune homme a en poche la bourse de lauréat du prix Hachette « Jeune journaliste ». Durant quatre mois, il enquête sur l’émigration des chrétiens de Terre sainte, découvre Jérusalem, ce « nombril du monde » et décide de rester. Ici, l’histoire est, il est vrai, sans fin. Le reporter s’installe comme correspondant d’Europe 1, puis de Radio France internationale. Pour ce célibataire endurci, c’est le début d’une histoire d’amour avec le Proche-Orient. « Georges est très proche des Arabes. Il aime tellement la région... », commente son ami André Durand, photographe à l’Agence France-Presse.

Agé de 41 ans, Georges Malbrunot a passé son enfance dans l’Allier, dans la ferme familiale de Montaiguët-en-Forez, près de Lapalisse. Ses parents sont des agriculteurs à la retraite, son frère a pris le relais et élève des vaches charolaises. Jeune homme, il fait du théâtre et joue au football en 4e division, « un niveau honorable » selon lui. Puis il monte à Paris pour suivre les cours de l’Institut pratique de journalisme (IPJ). Il débute sa carrière au service politique de La Croix de 1987 à 1989, travaille au siège de l’Agence France-Presse à Paris en 1991 et 1992.
Georges Malbrunot collabore régulièrement au Figaro depuis décembre 1999. Esprit libre et pointilleux, il a monté sa « petite entreprise » de journaliste indépendant : il est également employé par RTL, Ouest-France et Le Point. Il voyage en Iran, en Jordanie, au Liban, en Syrie et effectue ses premiers reportages en Irak.

En 2002, il publie un livre sur les secrets de l’intifada, Des Pierres aux fusils. Derrière les images de cadavres et de villes détruites, il montre l’envers d’un gâchis qui ne cesse de se nourrir de lui-même. Il récidive l’année suivante, en collaboration avec son compère Christian Chesnot, avec Saddam Hussein : portrait total (Editions n 1). Après la chute du dictateur, il retrouve Saman Abdul Majid, qui fut l’interprète personnel pendant plus de quinze ans du raïs, et publie son témoignage (Les Années Saddam, révélations exclusives, Fayard). Depuis la prise de Bagdad par les Américains, Saman Abdul Majid est traducteur sur la chaîne arabe al-Jezira.

Les campagnes de promotion de ses livres sont l’occasion de passer par Paris saluer ses amis du Figaro, de raconter avec aplomb quelques anecdotes savoureuses mais aussi de se ressourcer dans l’Allier. C’est là qu’il redécouvre Sylvie Cherpin, une amie d’enfance qui devient sa compagne. Le 30 août, Sylvie prononce quelques mots au cours d’un rassemblement de soutien aux otages à Montaiguët-en-Forez. Elle appelle à « la puissance si particulière de la religion musulmane ».

« Je ne suis pas croyante, mais j’ai toujours été impressionnée par le pouvoir de ralliement des religions, alors j’en appelle à la puissance si particulière de la religion musulmane pour qu’elle continue de nous impressionner tous favorablement », déclare-t-elle.
« Georges dit souvent « hasa mektoub » (j’espère ne pas avoir trop écorché cette belle langue qu’est la langue arabe), ce qui signifie « c’est écrit », « c’est le destin ». Mais l’histoire que nous vivons ces jours n’est pas celle de Georges, ni de Christian, ce n’est pas la nôtre, ce n’est pas celle de la France dont l’identité démocratique ne peut pas être mise en jeu face à l’absurdité », ajoute Sylvie Cherpin.

Emue, elle montre un collier : « Georges me l’a ramené de Bagdad : ce n’est pas un souvenir de vacances, ce n’est pas un souvenir de guerre, c’est un objet de la région dont Georges et son acolyte Christian sont imprégnés depuis plusieurs années et dont ils ont compris la substantifique moelle. Alors, qu’ils en demeurent les témoins ! »

Christian Chesnot venait de rejoindre Georges Malbrunot à Bagdad pour préparer avec lui un nouvel ouvrage. Les deux journalistes pigistes alimentent en information sur cette région du monde une partie importante de la presse, en France et même au-delà.
A sa sortie du Centre de formation des journalistes (CFJ) en 1989, Christian Chesnot avait mis le cap sur Le Caire pour travailler comme coopérant au quotidien francophone Le Progrès égyptien. Une aventure qu’il prolonge comme pigiste avant de rentrer, faute de revenus réguliers, quelques années plus tard à Paris. Dix ans plus tard, le voici de retour dans la région. Il renoue avec l’inconfort de la vie de pigiste à Amman.

Les proches de Christian Chesnot et de Georges Malbrunot évoquent tous d’emblée leur attachement pour les populations du Proche-Orient. Les deux complices savent cependant garder leur sens critique. « Georges est quelqu’un qui est très désireux de dissiper les malentendus, équivoques et préjugés (à l’encontre du monde musulman), mais certainement pas prêt à solder pour autant sa rigueur », relève Vincent Hugeux, grand reporter à L’Express. Une démarche partagée avec Christian Chesnot, 37 ans, et sans doute le ciment de l’amitié entre les deux confrères.

Georges Malbrunot a sa propre méthode pour couvrir les conflits : il tisse sa toile. Homme de terrain, il s’est constitué un solide réseau d’informateurs. Son carnet d’adresses fait de lui l’un des bons connaisseurs français du Proche-Orient. « Dans les territoires palestiniens, il connaît chacun des acteurs, un peu à la manière d’un kremlinologue », résume Pierre Rousselin, rédacteur en chef du service étranger du Figaro, qui l’avait vu arriver à Jérusalem en 1993. Entre les deux journalistes, une relation d’amitié s’était établie.

En Irak, sa présence permanente au coeur d’une sale guerre rend sa mission spécialement périlleuse. Mais il n’a rien d’une tête brûlée. La montée de l’insécurité a réduit son champ d’action. Le risque peut surgir de partout sans signe avant-coureur. Explosion d’une voiture piégée, tir d’un soldat... enlèvement. Il travaille le jour et ne sort pas le soir du secteur de son hôtel encerclé par de hauts murs de protection. Avant chaque déplacement, il pèse le pour et le contre et n’hésite pas à renoncer à suivre des confrères plus audacieux. « Il déteste se déplacer en caravane journalistique, ce n’est pas non plus un casse-cou. Il est plutôt du genre loup solitaire », commente André Durand. Quelques jours avant son rapt, Georges Malbrunot écrivait à propos de la disparition de l’un de ses confrères américains : « De plus en plus souvent, des journalistes américains ou anglais se font passer pour français lorsqu’ils se déplacent dans des zones à risques. » La ruse apparaît désormais dérisoire dans un pays où il ne fait pas bon être occidental et de manière plus générale étranger. Mais Georges Malbrunot et Christian Chesnot n’ont jamais manqué de rappeler dans leurs « papiers » que les Irakiens sont les premières victimes des enlèvements.
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MessageSujet: Re: Libération otages français en Irak, Chesnot et Malbrunot   Mar 21 Déc - 22:57


Les otages français en Irak ont été libérés
LEMONDE.FR | 21.12.04 | 18h13 • MIS A JOUR LE 21.12.04 | 20h43

Christian Chesnot et Georges Malbrunot, les deux journalistes français détenus depuis plus de quatre mois en Irak, ont été libérés mardi 21 décembre.

C'est la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira qui, la première, a annoncé la nouvelle, citant "l'Armée islamique en Irak", qui avait revendiqué l'enlèvement des deux journalistes, le 20 août, sur une route au sud de Bagdad.

"Ils ont été libérés, ils ont été remis aux autorités françaises, ils seront de retour dans la journée de mercredi", a annoncé peu après le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Hervé Ladsous.

"LE PLUS BEAU CADEAU DE NOËL"

Le frère de Christian Chesnot, Thierry Chesnot, a précisé que les deux journalistes se trouvaient déjà à Amman. "C'est un magnifique cadeau de Noël", s'est réjoui le frère de l'ex-otage, photographe à l'agence Sipa. La mère de Georges Malbrunot, Andrée Malbrunot, a réagi avec les mêmes mots : "Le plus beau cadeau de Noël".

Cette libération, qui intervient au 124e jour de leur captivité, met fin à un épisode marqué par de rocambolesques tentatives d'intervention par des intermédiaires non officiels, et une tournée du chef de la diplomatie française, Michel Barnier, dans des pays arabes.

La présidence de la République et le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, ont également annoncé cette libération. L'Assemblée nationale a interrompu ses travaux pendant cinq minutes à l'annonce de la nouvelle, chaudement applaudie. M. Raffarin a exprimé sa "joie profonde". L'Elysée a confirmé que les deux journalistes seront "remis aux autorités françaises" et de retour en France "dès que possible".

LES RAISONS DE CETTE LIBÉRATION

Dans un communiqué transmis par Al-Jazira, l'Armée islamique en Irak met en avant plusieurs raisons à cette libération : "La preuve a été faite qu'ils n'espionnaient pas pour le compte des forces américaines". De plus, ajoute le groupe, leur libération répond "à des appels et des exigences d'institutions et d'organisations musulmanes et en appréciation de l'attitude du gouvernement français sur la question irakienne, et de celle des deux journalistes sur la cause palestinienne".

M. Barnier avait rencontré plusieurs responsables musulmans, dont des islamistes, notamment au Caire, pour leur demander d'intercéder auprès des ravisseurs. Une délégation de musulmans de France s'était quant à elle rendue à Bagdad, dans le même but.

Christian Chesnot, qui travaille pour Radio France internationale (RFI), et Georges Malbrunot, journaliste au quotidien Le Figaro, avaient été enlevés avec leur guide syrien, alors qu'ils se rendaient à Nadjaf, à 160 km au sud de Bagdad, pour couvrir la rébellion du chef radical chiite Moqtada Sadr.

Leur accompagnateur syrien, Mohamed Al-Joundi, avait, lui, été rélâché. Retrouvé par l'armée américaine le 12 novembre à Fallouja, à l'ouest de Bagdad, il a fait état de mauvais traitements par les soldats américains.

Un député de la majorité présientielle, Didier Julia, avait tenté une mission parallèle pour faire libérer les deux journalistes, se rendant notamment en Syrie. Cette démarche avait été condamnée par les autorités françaises, qui l'ont jugée de nature à retarder l'issue.

Si leur lieu de détention n'a jamais été connu avec précision, beaucoup d'indices portent à croire que les otages se trouvaient retenus à Latifiya, à 40 km au sud de Bagdad, au cœur de ce qui est devenu au fil des mois "le triangle de la mort" en raison des durs combats qui y opposent l'armée américaine et les groupes de la résistance sunnite.

Avec AFP
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MessageSujet: Re: Libération otages français en Irak, Chesnot et Malbrunot   Mar 21 Déc - 22:58


PORTRAIT
Amis et journalistes
LE MONDE | 01.09.04 | 14h35
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Christian Chesnot et Georges Malbrunot partagent la même curiosité pour une région en pleine effervescence et les difficultés du journalisme indépendant.

Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer. Même génération, 41 ans pour Georges, 37 pour Christian, même indépendance. Aucun des deux n'est marié et n'a d'enfant, aucun des deux n'est attaché à un seul média, et surtout la même passion, chevillée au corps, pour le journalisme et le monde arabe.

"Ils écrivent des livres ensemble, ils travaillent ensemble, même si c'est pour des médias concurrents, et ils ont été enlevés ensemble", témoigne René Guitton, qui a publié aux Editions 1 un de leurs livres, L'Irak de Saddam Hussein, portrait total (2003). "Ils n'étaient pas encore en Irak, raconte l'éditeur, le projet s'est fait très vite. Christian recueillait des informations à Amman à travers les milieux diplomatiques ou auprès des réfugiés irakiens, même si ceux-ci ne parlaient pas beaucoup. Georges, lui, enquêtait à Jérusalem. Petit à petit, ils ont dessiné un portrait de Saddam Hussein, mais aussi de l'Irak." Avec comme guide des principes simples : ne jamais se contenter du déjà-écrit, aller soi-même à la source, savoir que toute rencontre est utile et que toute parole mérite attention.

Quand, en 1989, Christian Chesnot sort du Centre de formation des journalistes (CFJ) à Paris, ses amis ne sont pas étonnés qu'il choisisse de partir en coopération au Caire pour son service national. "Déjà, on sentait qu'il était attiré par cette région." Caroline Monnot, aujourd'hui journaliste au Monde, faisait partie de sa promotion. Elle évoque "un garçon méticuleux, le petit frère idéal, le contraire du rouleur de mécaniques." Au Caire, il travaille au quotidien francophone Le Progrès égyptien. C'est là que le virus le prend : il prolongera son séjour en travaillant comme pigiste, pour des radios, France-Inter et France-Culture, mais aussi pour la presse écrite, notamment Ouest-France et Science et Vie Economie.

Les temps ne sont pas faciles pour le jeune reporter. Peu d'actualité forte, peu de commandes. La vie s'organise dans la pénurie et la précarité. Christian n'en garde pas moins un beau souvenir de l'Egypte et s'amuse de ses difficultés matérielles d'alors. Il raconte volontiers, avec le sourire, les interminables trajets dans la ville aux mille minarets pour, simplement, aller au central téléphonique et faxer un "papier". Ces années de vaches maigres n'ont pas atténué sa passion pour le monde arabe et, surtout, pour le Levant. Il commence son apprentissage de l'arabe cairote, langue qui, au fil de ses voyages, s'est mâtinée de syro-libanais et qu'il persiste à parler avec un fort accent français.

Son retour en France, en 1992, lui apporte beaucoup de désillusions. Aucune publication ne lui offre d'exploiter sa connaissance du terrain. Il vit de piges "alimentaires" pour des magazines de télévision et poursuit son apprentissage de l'arabe. Il continue aussi, sur ses propres ressources, à travailler à la rédaction d'un ouvrage sur la place de l'eau dans la géostratégie de la région, dont il avait commencé la rédaction en Egypte.

C'est une commande d'article qui l'avait incité à réfléchir à une enquête plus vaste. "Pour faire ce papier, j'ai d'abord fait une recherche bibliographique et je n'ai presque rien trouvé, aime-t-il à raconter. C'est ce qui m'a donné l'envie de continuer l'enquête." La Bataille de l'eau au Proche-Orient (éd. L'Harmattan) sort en 1993 et le consacre comme un des spécialistes de l'"or bleu" dans la région. Près d'une décennie après, il est encore régulièrement et fréquemment invité, dans les médias internationaux comme dans certaines conférences, à s'exprimer sur le sujet. Dans ces moments, une pointe d'agacement et le sentiment de se répéter sans cesse le disputent au plaisir de voir reconnue une grande enquête, sans doute la première du genre, menée de l'Egypte aux territoires palestiniens, en passant par la Jordanie.

La publication de l'ouvrage lui offre de nouvelles perspectives professionnelles : un poste à responsabilités au sein d'une revue spécialisée sur les questions de gestion de l'eau, Hydroplus, lui est offert en 1994. Du statut de pigiste, toujours payé "à la ligne", il passe, directement, à celui de rédacteur en chef.

Mais le Proche-Orient continue à le tarauder. En 1998, il publie, en collaboration avec la journaliste et traductrice palestinienne Joséphine Lama, un bel ouvrage sur la lutte palestinienne (Palestiniens 1948-1998. Génération fedayin : de la lutte armée à l'autonomie, éd. Autrement), dont il revisite l'histoire au travers des trajectoires personnelles de plusieurs de ses figures emblématiques.

Fin 1999, il quitte la sécurité pour tenter de nouveau l'aventure. Il abandonne son poste à Hydroplus pour renouer avec le Levant. Il part s'installer à Amman, redevenant pigiste, mais prenant soin de ne pas se retrouver, comme au Caire, en butte à une actualité insuffisante et à une forte présence de pigistes francophones. Dans la capitale du royaume hachémite il n'y a, pour ainsi dire, quasiment aucun correspondant permanent de langue française - hormis la responsable du bureau de l'Agence France-Presse (AFP), Randa Habib. Christian Chesnot fait le calcul que la position centrale du petit royaume lui permettra de couvrir la Syrie, l'Irak et, surtout, les territoires palestiniens.

Il ne se trompe pas. Dès son arrivée, l'actualité est au rendez-vous : à l'automne 1999, alors qu'il vient de s'installer à Shmeisani, non loin de l'ambassade syrienne, dans le quartier des ministères, le jeune roi Abdallah II prend sa première décision politique d'importance. La présence à Amman du bureau politique du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), jusqu'ici tolérée par le défunt roi Hussein, est déclarée illégale. L'affaire, lourde de conséquences, lui offre ses premiers sujets de correspondance.

Il y en aura d'autres, et non des moindres : de nouvelles personnalités accèdent au pouvoir en Syrie et en Jordanie ; les territoires palestiniens et le Liban sud bouillonnent. En Israël, Ariel Sharon arrive au pouvoir. Puis c'est le retrait de l'armée israélienne du Liban sud, le deuxième soulèvement palestinien, et la seconde guerre d'Irak. Durant toute cette période, il collabore notamment à La Tribune de Genève, à l'hebdomadaire Le Point, à Radio France Internationale et aux différentes antennes de Radio France.

Dans la pratique de son métier, Christian Chesnot a trop connu l'infortune. Il mesure sa chance de pouvoir couvrir, dans une région qu'il aime par-dessus tout, des événements aussi cruciaux. Il travaille sans relâche, ne refuse jamais une pige, un reportage. Chaque déplacement, chaque rencontre de la vie quotidienne, est prétexte à nouer des contacts, à questionner, à découvrir de nouvelles facettes de la société arabe. Aussi à l'aise avec les conseillers politiques du roi Abdallah II qu'avec les réfugiés des camps de Wahdat ou de Baqa'a, il tisse un vaste réseau de relations et d'amis dans les territoires palestiniens, en Syrie, en Jordanie mais aussi en Irak.

C'est un solitaire, mais un solitaire qui aime travailler avec d'autres confrères. Il se lie vite d'amitié avec Georges Malbrunot, lorsqu'ils ont, il y a quatre ans, l'occasion de travailler ensemble. En mai 2000, les deux hommes sont parmi les premiers journalistes occidentaux à entrer dans les zones du Liban sud tout juste évacuées par l'armée israélienne et ses supplétifs libanais. Christian en garde un de ses meilleurs souvenirs de reportage. Il a aussitôt vu en Georges son alter ego, un ami dont le parcours présente d'étranges similitudes avec le sien.

Né dans une famille d'agriculteurs à Montaiguët-en-Forez, dans l'Allier, Georges Malbrunot, après des études à Vichy, entre à l'Institut pratique de journalisme (IPJ) de Paris. Il en sortira en 1986 avant de rejoindre la rédaction du quotidien La Croix de 1987 à 1989, où il s'occupe de politique intérieure, puis au siège de l'Agence France-Presse à Paris. Statique, le travail de "desk" lui convient mal. D'autant que lui aussi a déjà une passion pour le monde arabe.

La Fondation Hachette va lui permettre de réaliser un de ses rêves en acceptant de financer son projet d'enquête sur les chrétiens du Moyen-Orient. Pendant quatre mois, Georges sillonne la Cisjordanie et la Jordanie pour retrouver les traces de l'émigration des chrétiens arabes vers les Etats-Unis et l'Europe occidentale. En 1994, alors âgé de 29 ans, il s'installe à Jérusalem-Est, dans la partie palestinienne de la ville. il louera aussi un appartement à Gaza.

A partir de Jérusalem, il commence à sillonner la région : Syrie, Jordanie et, plus récemment, l'Irak. Son carnet d'adresses s'étoffe et ses réseaux se densifient. Il a appris l'arabe et, circulant dans les territoires occupés à bord d'une vieille 205 immatriculée dans l'Allier, commence à devenir un des spécialistes de la région. Il multiplie les collaborations.

Comme Christian Chesnot, il peut travailler aussi bien pour les radios, Europe 1 puis RTL, que pour la presse écrite : Ouest-France et Le Figaro, qu'il rejoint en décembre 1999. "Nous nous sommes rencontrés en novembre 1995, lors de la mort d'Itzhak Rabin, raconte Philippe Chaffanjon, rédacteur en chef à RTL. C'est quelqu'un avec qui on est content de travailler. Il est calme, réfléchi et organisé, avec un énorme carnet d'adresses."

Si Georges, la silhouette élégante et le verbe haut, peut, autour d'un verre, raconter une bonne histoire à ses amis, voire à un restaurant tout entier, si ce hâbleur manie l'humour avec acrobatie, tous ses confrères savent qu'il sait aussi être prudent. "Le contraire d'une tête brûlée, un journaliste très pratique, très carré et très réactif sur l'événement, raconte une de ses amies, Isabelle Mandraud, journaliste au Monde. Plutôt le contraire d'un fantaisiste. Pas le genre de type à décrocher pendant les vacances." Sa prudence ne l'empêche pas de vivre la violence au quotidien, dans une zone qui, des territoires palestiniens aux bombardements en Irak, est marquée par le conflit permanent.

Georges Malbrunot a plusieurs scoops à son actif. C'est lui qui, en 1999, annonce le premier que le pape Jean Paul II souhaite effectuer une visite officielle en Irak, projet qui sera abandonné. Il révèle aussi la mort du criminel de guerre nazi Aloïs Brunner en Syrie et la présence de médecins français autour de Saddam Hussein.

Après la publication de Des pierres aux fusils, les secrets de l'Intifada (Flammarion), un ouvrage sans complaisance sur les coulisses de la révolte palestinienne, il caresse l'idée de couvrir le conflit tchétchène. Le conflit en Irak en décidera autrement.

Peu avant le début des hostilités, il travaille avec Christian Chesnot à la rédaction de leur premier livre sur le raïs irakien. La guerre vient d'éclater lorsqu'ils rencontrent l'interprète particulier du président irakien et en tirent la matière de leur second livre : Les Années Saddam (Editions Fayard, 2003). Depuis ils couvrent, comme toujours ensemble et comme toujours chacun pour des médias différents, les soubresauts de cette guerre qui n'a pas fini d'embraser la région. "Une région, écrivait Georges Malbrunot dans une lettre à un collègue parisien, le 30 octobre 2003, qui nous est proche, handicapée aujourd'hui par de multiples blocages et retards, mais dont les réactions des habitants sont importantes à restituer dans toute leur complexité, si l'on ne veut pas creuser le fossé qui nous en sépare, surtout depuis le 11 septembre 2001".

Stéphane Foucart et Bénédicte Mathieu
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MessageSujet: Re: Libération otages français en Irak, Chesnot et Malbrunot   Mar 21 Déc - 22:58

Libération des otages : joie unanime
LEMONDE.FR | 21.12.04 | 20h29
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Hommes politiques, personnalités religieuses et médias ont exprimé leur joie à l'annonce de la libération des deux otages français, Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

Le président français, Jacques Chirac, en vacances au Maroc, a exprimé sa "joie" à l'annonce de la libération des deux otages et a décidé de rentrer à Paris dans la soirée de mardi, a annoncé l'Elysée. M. Chirac "s'exprimera demain matin (mercredi) dès que l'avion qui ramène Christian Chesnot et George Malbrunot aura quitté Bagdad", a précisé l'Elysée, confirmant que les deux Français n'avaient pas encore quitté la capitale irakienne.

"Au terme de cette longue attente, partagée par tous les Français, je veux dire toute notre joie à nos deux compatriotes ainsi qu'à leurs familles et à leurs proches, qui ont témoigné d'un courage et d'un esprit de responsabilité extraordinaires", a déclaré le président dans un communiqué rendu public par l'Elysée. "J'exprime au nom de tous les Français ma reconnaissance à l'ensemble des autorités et des services qui ont œuvré sans relâche pour obtenir cette libération".

Jean-Pierre Raffarin, le premier ministre, a été parmi les premiers à exprimer une "joie profonde" tout en saluant la "démarche constante, difficile, discrète" de la France.

Pour le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, la libération des deux otages français en Irak est "un immense soulagement pour nous tous".

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a commenté : "C'est avec une grande joie que le Parti socialiste et moi-même accueillons la nouvelle".

Pour François Bayrou, président de l'UDF, "la libération des otages fait chaud au cœur de tous les Français".

Directeur de l'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières, qui s'est dépensé sans compter pour réclamer la libération des otages et mobiliser l'opinion, Robert Ménard s'est déclaré "fou de joie". "On était tellement tristes de penser qu'ils pouvaient passer Noël dans ces conditions".

Le recteur de la grande mosquée de Paris, par ailleurs président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, a fait part de son "émotion" et de son "bonheur", en s'exclamant "Hamdullilah !" (louange à Dieu).

Pour Antoine Schwarz, président de Radio France internationale (RFI), une radio pour laquelle Christian Chesnot était pigiste, cette libération "apporte un immense soulagement à l'ensemble des collaborateurs". Il a remercié "les autorités politiques, religieuses, diplomatiques" qui ont aidé à cette libération.

Le président de Radio France, Jean-Paul Cluzel, ainsi que tous les journalistes de ce groupe public, qui comprend notamment France Inter et France Info, deux radios auxquelles collaborait Christian Chesnot, se sont félicités de la libération de leurs confrères.

Nicolas Beytout, nouveau directeur de la rédaction du quotidien Le Figaro, auquel collaborait Georges Malbrunot, a fait part de sa "très grande joie". "On s'apprêtait à fêter Noël sans eux. On est très heureux de cette libération".

Pour sa part, la direction de l'information de la radio RTL, dont Georges Malbrunot était correspondant à Bagdad, exprime également son "immense joie et un énorme soulagement" et remercie de tous les messages de soutien qu'elle a reçus. Pour sa part, la société des journalistes de cette radio indique qu'elle n'oublie pas "les autres otages et les journalistes privés de liberté partout dans le monde".

Mais les plus heureux restent sans doute les proches des otages, comme la mère de Georges Malbrunot, Andrée, qui déclarait mardi soir que l'annonce de la libération des deux journalistes constituait son "plus beau cadeau de Noël".

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MessageSujet: Re: Libération otages français en Irak, Chesnot et Malbrunot   Mar 21 Déc - 22:59


Quatre mois de captivité pour les deux journalistes français en Irak
LEMONDE.FR | 21.12.04 | 19h37

Les deux otages français en Irak, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, enlevés le 20 août au sud de Bagdad, ont été libérés mardi 21 décembre après quatre mois de captivité. Voici une chronologie de leurs quatre mois de détention :

Août 2004

20 : Disparition en Irak de Christian Chesnot, de Georges Malbrunot, et de leur chauffeur Mohammed Al-Joundi.
28 : La télévision qatarie Al-Jazira annonce que les deux Français ont été enlevés par un groupe islamiste qui réclame l'annulation de la loi sur la laïcité, interdisant notamment le voile islamique à l'école publique, et donne 48 heures à Paris.
La chaîne diffuse deux vidéos montrant les journalistes qui annoncent être détenus par l'"Armée islamique en Irak".
29 : Intervention radio-télévisée du président Jacques Chirac, qui "demande solennellement" la libération des otages et annonce que le chef de la diplomatie, Michel Barnier, se rend "immédiatement" dans la région.
30 : Arrivée de M. Barnier au Caire, où il lance un appel aux ravisseurs (il rentrera le 4 septembre à Paris).
Le secrétaire général du ministère des affaires étrangères se rend à Bagdad.
Les appels à la libération des journalistes se multiplient. Des mouvements arabes de tous bords demandent de les épargner.
Cet enlèvement montre qu'il "n'y a pas de neutralité possible" en Irak, déclare le premier ministre intérimaire, Iyad Allaoui, propos jugés inacceptables par la France.
Dans une vidéo diffusée par Al-Jazira, les deux otages appellent à manifester contre la loi sur la laïcité car leur vie est en danger. L'ultimatum est prolongé de 24 heures.
31 : Le Comité des oulémas musulmans, principale organisation religieuse sunnite en Irak, exhorte les ravisseurs à épargner les otages.
Manifestations et rassemblements en France.
Expiration du deuxième ultimatum.

Septembre
2 : Visite à Bagdad d'une délégation des musulmans de France.
Les autorités françaises annoncent que les otages sont "vivants, en bonne santé et bien traités".
Entrée en vigueur de la loi française sur la laïcité.
3 : Report d'une visite à Paris du président irakien, Ghazi Al-Yaouar.
6 : Bagdad se dit "prêt à fournir au gouvernement français toute l'aide possible".
Un communiqué diffusé sur Internet demande à Paris de satisfaire trois conditions pour la libération des otages, dont l'acceptation d'une trêve proposée par Oussama Ben Laden et le versement d'une rançon.
8 : L'Armée islamique en Irak dément réclamer une rançon.
14 : Sur son site Internet, l'Armée islamique en Irak accuse la France de "crimes" et la qualifie d'"ennemie des musulmans".
18 : Un communiqué attribué aux ravisseurs affirme qu'un "accord" a été passé avec les journalistes en vue de leur libération, à condition qu'ils couvrent les "activités de la résistance".
29 : Philippe Brett, un Français se présentant comme médiateur, affirme à Bagdad qu'il a rencontré les deux otages et que leur libération est "acquise", leur départ dépendant d'une autorisation américaine pour "préparer un couloir aérien".
A Paris, cette médiation parallèle, initiative du député de la majorité Didier Julia, est jugée avec méfiance.

Octobre
1er : Philippe Brett affirme à une radio française qu'il est avec les deux Français, sans préciser où.
Didier Julia annonce l'échec de l'opération de libération en raison, selon lui, des forces américaines, qui démentent. Son initiative suscite la réprobation de la classe politique.
5 : M. Barnier affirme que les ravisseurs ont interrompu le "30 septembre" le processus de libération, qui paraissait alors "être dans sa phase finale".
13 : Le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, annonce que les otages sont "en vie" et que des "contacts indirects" ont repris avec les ravisseurs.

Novembre
12 : Mohammad Al-Joundi est retrouvé vivant à Fallouja par les forces américaines.
17 : M. Joundi était séparé des deux Français depuis début septembre, annonce Reporters sans frontières (RSF).
Le Quai-d'Orsay indique que le chauffeur syrien a pris "contact avec l'ambassade" de France à Bagdad. Il arrive en France avec sa famille le 20.
20 : Un camionneur égyptien pris en otage en Irak le 20 octobre affirme avoir été détenu, jusqu'à sa libération le 13 novembre, avec deux Français dans une maison à Latifiya (sud de Bagdad).
24 : Les journalistes "étaient en vie au 10 novembre", selon RSF.
29 : Les otages français pourraient être libérés "bientôt", selon M. Joundi qui s'exprime pour la première fois à Paris et présente les ravisseurs comme des "résistants".

Décembre
20 : Michel Barnier assure avoir la "conviction" que les deux journalistes "sont en vie" et en "bonne santé".
21 : L'Armée islamique en Irak affirme avoir libéré les otages, rapporte la télévision Al-Jazira. Quelques minutes plus tard, le porte-parole du ministère des affaires étrangères français confirme cette libération et annonce que les deux hommes seront de retour en France mercredi.

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MessageSujet: Re: Libération otages français en Irak, Chesnot et Malbrunot   Mar 21 Déc - 23:14


Irak21.12.2004

Libération de Christian Chesnot et Georges Malbrunot
Reporters sans frontières décrochera leurs portraits demain de l'Hôtel de Ville à 11 heures

« C'est le plus beau cadeau de Noël que l'on pouvait espérer, a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières. Hier encore, nous étions pessimistes alors que Georges et Christian entamaient leur cinquième mois de détention et aujourd'hui nos deux confrères sont libres. Ils vont pouvoir dès demain retrouver leurs familles en cette période de fêtes. C'est fantastique ! Cette libération est la preuve qu'il faut toujours rester mobilisés. Les efforts de chacun ont payé. Nous remercions la diplomatie française et les médias qui sont restés mobilisés pendant quatre mois ».

Reporters sans frontières donne rendez-vous aux journalistes demain, 22 décembre, à 11 heures sur le parvis de l'hôtel de Ville de Paris quand seront décrochés les deux portraits géants qui avaient été installés début septembre sur la façade de la mairie.

La télévision qatarie Al-Jazira a annoncé que l'Armée islamique en Irak avait affirmé avoir libéré Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, Hervé Ladsous, a depuis confirmé que les deux reporters « ont été libérés » et seront demain 22 décembre de retour en France.

Georges Malbrunot, 41 ans, est journaliste indépendant pour Le Figaro, Ouest-France et RTL. Christian Chesnot, 38 ans, est pigiste de RFI et Radio France. Leur guide et interprète Mohammed Al-Joundi avait été libéré, le 11 novembre 2004, par l'armée américaine lors des combats menés contre la guérilla sunnite à Falloujah.
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MessageSujet: Re: Libération otages français en Irak, Chesnot et Malbrunot   Mar 21 Déc - 23:16


MERCI POUR EUX ET LEURS FAMILLES,

LA DIPLOMATIE ET TOUS CEUX QUI SE BATTENT CHAQUE JOUR POUR LA DEMOCRATIE ...


SWANN
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