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 Polémique sur l'identification des corps à Phuket

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Thaïlande - Cambodge
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MessageSujet: Polémique sur l'identification des corps à Phuket   Mar 18 Jan - 11:59


Les autorités thaïlandaises ont annoncé qu'elles avaient commis des erreurs et que 2 000 victimes n'avaient pu être identifiées
Polémique sur l'identification des corps à Phuket

Phuket, Phang Nga (sud de la Thaïlande) : de notre envoyée spéciale Florence Compain
[18 janvier 2005]

En Thaïlande, les dépouilles des victimes du raz de marée du 26 décembre 2004 sont devenues l'enjeu d'un bras de fer entre la police locale et Pornthip Rojanasunan, star de la médecine légale qui dirige les opérations dans le temple de Yan Yao, transformé en morgue de fortune.


En annonçant que les identifications s'étaient révélées «non fiables sur près de 2 000 cadavres» et qu'elle devait «reprendre à zéro» le long processus d'identification des victimes, la police thaïlandaise a semé le trouble. Le nombre de corps dont l'origine n'avait pas pu être déterminée s'est retrouvé multiplié par dix. «Si nous continuons ainsi, le pays sera humilié car on pourra nous reprocher que le protocole des opérations n'était pas aux normes internationales», confie le général de police Nopadol Sombunsab. Le dernier bilan provisoire fait état de 5 313 morts dont 1 354 étrangers et 1 790 Thaïlandais. Pour 2 159 personnes, l'appartenance à l'un de ces deux groupes n'a pu être déterminée.


«Basse vengeance personnelle», réplique l'experte légiste. Sa brouille avec la police est ancienne. Elle a permis de résoudre plusieurs affaires de meurtres en allant à l'encontre des thèses de la police et elle a dénoncé la multiplication des exécutions sommaires lors de la guerre contre les trafiquants de drogue en 2003.


Dans l'urgence et vu le nombre sans précédent de cadavres, «nous avons commis des erreurs», reconnaît-elle. «Certaines solutions dont on a badigeonné les cadavres ont dissous l'encre sur plusieurs étiquettes et effacé les informations. Nous sommes alors passés à l'implantation de microprocesseurs.» Pis, un père américain, venu récupérer le corps identifié de sa fille, est reparti les mains vides. Elle ne se trouvait plus dans le bon sac.


Après avoir démenti que des victimes étrangères avaient été enterrées dans des fosses communes ou incinérées, la Thaïlande a finalement reconnu le 7 janvier que «c'était possible». Et exhume les corps pour récupérer les «quelques Occidentaux enterrés par erreur». Les équipes de bénévoles et de médecins chargés de faire le tri entre Thaïlandais et étrangers reconnaissent d'ailleurs qu'ils ont «régulièrement affaire à des corps d'Occidentaux revenant du site de stockage de Bang Muang», explique Stan Petidemange, jeune plongeur secouriste français à la tête d'une équipe thaïlandaise de prélèvements d'ADN, censée s'occuper uniquement des Asiatiques.


En lançant le plus grand centre d'identification de victimes de catastrophes naturelles qui doit rassembler les données médico-légales fournies par les corps, Interpol espère corriger ces erreurs d'aiguillage. Il s'agit d'identifier chacune des victimes en confrontant relevés dentaires et empreintes digitales avec ceux en provenance des pays d'origine des personnes disparues et comparer le patrimoine génétique des victimes avec ceux des familles. «C'est un travail colossal qui prendra au moins neuf mois», selon Jeff Emery, médecin légiste d'Interpol chargé d'une équipe de soixante inspecteurs. Mais, là encore, il y a un hic. Le transfert de tous les corps vers la morgue de Phuket se heurte à la colère des villageois qui veulent les conserver dans les temples.


Il règne une étrange ambiance dans le sud de la Thaïlande : quand les uns s'échinent à rendre leurs noms aux morts anonymes, les autres redémarrent les affaires avec un rien de précipitation. «Ouvert normalement», annoncent les banderoles devant les établissements miraculeusement épargnés par le raz de marée. Les routes ont toutes été déblayées, les montagnes de sable et de boue formées par la violence du tsunami, aplanies. Les ferrailleurs emportent des monceaux de tôles tordues. A la mairie de Phuket, on a fermé les centres d'urgence, débranché les fax et les lignes téléphoniques gratuites, plié les tentes de soutien psychologique. Seuls restent ces sourires sur les photos des avis de recherche que personne n'a eu coeur encore d'arracher.


Ils sont bien incongrus ces touristes qui bronzent et boivent des bières dans le bruit des pelleteuses, ou qui guettent la fin des pompages des lacs, un appareil photo à la main.
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