Thaïlande - Cambodge Rang: Administrateur

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| Sujet: Inquiétudes politiques après le putsch Jeu 21 Sep - 8:03 | |
| Le coup d'État militaire au cours duquel le premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra a été renversé suscitait mercredi inquiétudes et condamnations à travers le monde, et les appels au retour des civils au pouvoir se multipliaient.
Les États-Unis, qui avaient été mardi les premiers à réagir au putsch de Bangkok en appelant les Thaïlandais à «résoudre pacifiquement leurs divergences», se sont prononcés mercredi pour le rétablissement d'un pouvoir civil.
«Nous voulons voir un règlement de cette situation en accord avec l'État de droit et les procédures démocratiques», a déclaré le porte-parole adjoint du département d'État, Tom Casey. «Cela signifie de fait le retour des civils au pouvoir en Thaïlande dès que possible», a-t-il dit.
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a lui aussi critiqué dès mardi le coup d'État militaire. «Ce n'est pas une pratique à encourager», a-t-il déclaré à la chaîne de télévision CNN.
L'ONU «est une organisation qui a toujours soutenu les changements de gouvernement par des moyens démocratiques, par la voie des urnes», a souligné M. Annan, appelant les Thaïlandais à «rester calmes».
Le Canada a exprimé sa «profonde préoccupation» et a appelé «toutes les parties à travailler en vue d'une solution pacifique à la crise».
Mercredi, le porte-parole du premier ministre Tony Blair a déclaré que la Grande-Bretagne souhaitait «un retour à la démocratie le plus vite possible».
La France appelle la Thaïlande «à retrouver la voie du retour à l'ordre constitutionnel, légal et démocratique», a déclaré un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
La Haye a fait part de sa «vive inquiétude».
Le ministre norvégien des Affaires étrangères Jonas Gahr Stoere a condamné le coup d'État.
Son homologue suédois Jan Eliasson a souhaité une solution conforme à la Constitution thaïlandaise.
Le premier ministre finlandais, Matti Vanhanen, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne, a invité la Thaïlande à «revenir à l'ordre démocratique sans délai».
L'Australie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Alexander Downer, a jugé le coup d'État «inacceptable» et exprimé sa «vive «préoccupation».
Un peu plus tard, le premier ministre australien John Howard a souhaité «le rétablissement de la démocratie en Thaïlande». «Nous condamnons les coups d'État militaires. Ils constituent des retours à un passé dont je pensais que l'Asie s'était débarrassée, et c'est une grande déception», a-t-il déclaré.
Le premier ministre néo-zélandais Helen Clark a elle aussi condamné le coup d'État et a appelé au retour à la démocratie.
La Chine, en revanche, ne s'est pas prononcée. «Les changements qui se sont produits en Thaïlande sont les affaires intérieures de la Thaïlande. La Chine a toujours suivi le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays», a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères.
Au Japon, le ministre des Affaires étrangères, Taro Aso, a jugé le putsch «regrettable» et a exhorté ses auteurs à «normaliser la situation et restaurer l'ordre démocratique immédiatement».
L'Inde a réagi avec prudence, notant que les nouvelles autorités militaires s'étaient engagées à restaurer un pouvoir civil dès que possible.
En Malaisie, le premier ministre Abdullah Ahmed Badawi a appelé à un retour rapide à la démocratie, selon les médias officiels.
Le Pakistan, où les militaires sont au pouvoir, a souhaité que la Thaïlande reste calme et évite la violence.
Le gouvernement indonésien a souhaité que les principes démocratiques prévalent.
Le Vietnam a souhaité «que la situation en Thaïlande se stabilise rapidement».
Les places boursières asiatiques ont trébuché à la suite du coup d'État en Thaïlande, mais les pertes essuyées mercredi en début de séance ont été finalement limitées, l'absence de violences pendant le putsch ayant pour effet de ne pas trop inquiéter les investisseurs.
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