Thaïlande - Cambodge Rang: Administrateur

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 | Sujet: POLITIQUE - Un ciel toujours plus chargé Mar 5 Sep - 7:08 | |
|  L'organisation douteuse du scrutin du 2 avril avait suscité un boycott electoral massif sans précédent. (Photo Pierre Queffélec)
POLITIQUE - Un ciel toujours plus chargé
Les Thaïlandais ont en principe rendez-vous avec les urnes le 15 octobre. Mais cette date est mise en doute. La tension autour de la nomination des nouveaux commissaires électoraux monte, tandis qu’à l’horizon, le remaniement annuel à la tête de l’armée promet un équilibrage des forces difficile
L'organisation douteuse du scrutin du 2 avril avait suscité un boycott electoral massif sans précédent. (Photo Pierre Queffélec)
A quelques semaines des élections législatives, la procédure de l'élection des cinq commissaires électoraux est au cœur d’intenses pressions politiques. Engagée après la condamnation du panel précédent (voir ci-dessous), cette nomination se doit d’atteindre un compromis politique susceptible de rendre à la Commission, et donc aux scrutins dont elle a la responsabilité, sa crédibilité perdue dans la crise politique des derniers mois. Un tel objectif tenait déjà de la gageure, il se double maintenant d’une bataille portant sur la date des prochaines élections.
En effet, alors que la cote de popularité du Premier Ministre fléchit de jour en jour, celui-ci a tout intérêt à se présenter aux électeurs dans les plus bref délais. D’autre part, d’aucun estiment que si la Commission Electorale n’est pas effective dans les jours qui viennent, la date du scrutin devrait être reportée afin d’éviter une organisation précipitée et peu conforme aux dispositions constitutionnelles en la matière. On assiste ainsi depuis 2 semaines de part et d’autre à une surenchère d’arguments, juridiques et autres, tendant tantôt à maintenir tantôt à différer la date de ces élections.
Une autre échéance « dans la ligne de mire » Par ailleurs, loin des allées du Sénat, la rotation annuelle des hauts postes de l’armée prévue le 1er octobre focalise également l’attention des acteurs majeurs de la politique du pays. Ce remaniement, qui nécessite concertation entre l’armée, le gouvernement et le roi, constitue un exercice politique hautement stratégique dans un pays où l’armée reste un acteur majeur de la vie politique.
Un compromis sur cette question avait été annoncé il y a une dizaine de jours, entre le Commandant en chef de l’armée de terre, le ministre de la Défense, et le Premier Ministre. Mais à la faveur de l’attentat présumé à son encontre il y a deux semaines, Thaksin aurait déclaré ni plus ni moins vouloir revenir sur le compromis, et placer ses fidèles aux postes clés, au détriment, entre autre, des candidats du commandant de l’armée de terre, le Général Sonthi Boonyaratglin. Un mouvement fort par lequel Thaksin semble viser à renforcer son contrôle sur la Grande Muette. Mais les responsables militaires en place, soucieux de leur indépendance et de leur rôle politique, risquent de ne pas se laisser faire si facilement.
Qui plus est, le Parti Démocrate a récemment fait entendre que, le gouvernement actuel étant en affaires courantes, le remaniement des hauts postes des l’armée pourrait nécessiter l’avis de… la Commission Electorale ! Une manière comme une autre d’augmenter la pression en liant les deux dossiers les plus chauds du moment.
A l’heure ou la violence a fait son apparition sur la place publique (lire à ce sujet les articles du mardi 22 août), l’agenda politique se charge de dossiers particulièrement sensibles. C’est donc peu dire que l’espoir d’une sortie prochaine de la crise semble s’éloigner en même temps que la prochaine échéance électorale. Olivier Soumeryn-Schmit (www.lepetitjournal.com Bangkok) mardi 5 septembre 2006
Les commissaires électoraux jetés en prison L’organisation controversée des élections du 02 avril dernier, annulées un mois plus tard, avait très vite mis à mal la crédibilité de la Commission Electorale. Les 4 Commissaires alors en fonction (le 5ème étant décédé quelques mois auparavant), accusés d’avoir favorisé le Thai Rak Thai, parti du Premier ministre, avaient été appelés à démissionner à plusieurs reprise, en vain. Seul l’un d’entre eux se retirera… pour partir en retraite bouddhiste. La résistance acharnée des 3 commissaires restant apparaissait alors comme un obstacle à l’organisation saine d’un nouveau scrutin. Mais finalement, le 25 juillet dernier, ils étaient condamnés en justice et envoyés en prison sans délai. Iils en sortiront cependant quelques jours après, moyennant le paiement d’une caution et…la promesse formelle, par écrit, de ne pas s’impliquer dans les prochaines élections. Leur écartement avait alors semblé ouvrir la voie à une issue sereine de la crise politique en Thaïlande. (www.lepetitjournal.com - 5 septembre 2006)

Source : http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html |
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